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Di Maria : Pourquoi ce mécontentement ?

Angel Di Maria est sorti énervé lors de son remplacement par Rafinha. Même s’il a réalisé un mauvais match, comme tous ses partenaires, peut-on comprendre sa réaction ?

A la 65ème minute du match face à Leipzig, Rafinha s’apprête à entrer. Quand Di Maria a vu son numéro sur le panneau, il montra un signe d’étonnement puis d’énervement. Sans dépasser les limites, sans être dans les grands gestes, on a bien vu qu’il n’était pas content de sortir.

Angel Di Maria a du mal depuis quelques semaines. Sa suspension suite au match de l’OM, qui lui a coûté près d’un mois sans compétition, lui a coupé les jambes. Contre United, il avait été transparent. A Basaksehir, il avait souffert. A Leipzig, il avait bien démarré avant de manquer un penalty qui aurait permis au PSG de mener 0-2, puis il avait disparu.

Mardi soir, contre les Allemands, il a de nouveau été en grande difficulté. Peu inspiré avec le ballon, manquant même les coups de pied arrêtés, il n’a pas non plus aidé Florenzi dans le travail défensif. Sa sortie est donc plutôt justifiée. Mais quand l’Argentin réagit de la sorte, les causes sont ailleurs.

Di Maria a souvent été performant quand Neymar était absent. Quand le Brésilien est sur le terrain, son influence diminue considérablement. Il est beaucoup moins recherché dans le jeu mais même quand il a le ballon, on a l’impression qu’il n’arrive pas à combiner avec ses deux partenaires de l’attaque.

Par le passé, l’Argentin a réalisé de belles prestations, notamment face au Real (3-0) ou au Barça (4-0). Il a également sorti le PSG de situations compliquées, comme un soir face à Naples, où il réalise un match très moyen mais où, à la 92ème minute, alors que son équipe semble très proche d’une élimination en phase de groupes, il va expédier un ballon dans la lucarne, qui permettra au club de la capitale de faire match nul (2-2) et de rester en vie.

Finalement, la réaction à sa sortie est due au manque de reconnaissance, mais aussi au statut de Mbappé et Neymar. Oui, mardi soir, les deux autres offensifs parisiens auraient mérité d’être également remplacés. Sauf qu’en choisissant l’Argentin, Thomas Tuchel s’est évité une polémique de plus. Et il faut remonter dans le temps pour comprendre.

Le 1er février 2020, Paris reçoit Montpellier. Les partenaires de Marquinhos mènent alors déjà 4-0 quand Tuchel décide de remplacer Mbappé pour le préserver alors qu’on approche du match aller à Dortmund. Lors de sa sortie, le Français montre son désaccord ostensiblement, se donnant en spectacle. L’entraineur allemand aurait dû le laisser et avoir une discussion ensuite, dans le vestiaire, au calme. Il va alors le retenir, lui parler, devant tout le monde, en bord de terrain.

Le statut s’acquiert par les performances

Après cet incident, il aurait dû recadrer le joueur, voire le mettre sur le banc le match suivant. Dans le même temps, le club, par la voix de son directeur sportif (Henrique à l’époque) ou de son président, aurait dû soutenir publiquement le coach. Il n’en a rien été. Mbappé fut titulaire dès le match suivant. Désormais, il était acté que le champion du monde ne serait plus remplacé en cours de match, sauf blessure ou demande de sa part.

Dans une équipe, évidemment qu’il y a des statuts, et c’est même normal. Mais ceux-ci doivent s’acquérir par des performances et non par une surmédiatisation.

Qu’ont fait Neymar et Mbappé, sous le maillot parisien, pour mériter d’être au-dessus de tout : du club, du coach, du jeu ? On peut critiquer Zlatan sur ses déclarations, et même sur son inefficacité en Ligue des champions dans les matchs qui comptent. Mais à aucun moment le Suédois, sur le terrain, ne s’est comporté comme les deux stars du moment. Oui, Ronaldo avait aussi un statut à Madrid, mais il a un peu fait gagner son équipe, non ?

On peut reprocher beaucoup de choses à Tuchel, mais pas le fait que, dans ce club, certains joueurs sont surprotégés par une direction à genou devant eux. Emery, avec ses défauts, l’avait aussi vécu avant lui.

Pour atteindre son rêve de soulever un jour la C1, avoir Neymar et Mbappé, c’est sûrement un plus. Mais pas avec le comportement qu’ils ont aujourd’hui et qui dessert le jeu et le collectif. Les statuts s’acquièrent sur le terrain, pas sur les réseaux sociaux ou par le prix d’un transfert.

Paris United

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