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Des comportements catastrophiques

Certaines attitudes, notamment en seconde période, commencent à poser problème. Que ce soit les titulaires ou les entrants, les remises en question doivent arriver, et vite.

Paris avait plutôt bien géré sa première période. Avec le ballon, on sentait une qualité technique bien plus importante que depuis des semaines, et dans le respect du jeu et de l’attitude, c’était plutôt bien, même si ça manquait d’intensité et d’efficacité. Puis, tout s’est déréglé.

Verratti était prévu pour ne jouer qu’une mi-temps, lui qui n’avait joué que 13 minutes (contre Leipzig) depuis un mois. Il a pourtant prolongé son passage sur le terrain d’une vingtaine de minutes en seconde période, mais on l’a senti moins frais. Et quand l’Italien va moins bien, le PSG va moins bien.

Les problèmes sont alors multiples. Les attaquants ont commencé par ne plus faire aucun effort défensif. Le milieu et la défense ont donc eu du mal à contrer les offensives bordelaises. Puis, Thomas Tuchel a remplacé Rafinha et Verratti pour faire entre Di Maria et Herrera. Au milieu, la qualité technique est descendue de deux voire trois niveaux. Et devant, Di Maria a semblé bouder.

Paris avait donc une équipe avec quatre attaquants d’un côté qui ne couraient plus, Paredes qui commençait à souffrir, et Herrera qui se démenait mais ne parvenait pas seul à gêner les Bordelais. Puis, quand Paris avait le ballon, Di Maria avait l’air de s’en moquer, Neymar était retombé dans ses travers, et Mbappé, en plus de son manque d’efficacité, s’amusait à dévier en talonnade pour son copain Neymar.

Di Maria, une entrée en jeu déplorable

Évidemment, il aurait fallu en sortir un des deux, voire les deux. Mais c’était prendre le risque de les voir s’énerver en sortant. Tuchel opta alors pour la sortie de Kean pour Sarabia, puis de Paredes pour Icardi.

Oui, Tuchel est coupable de ne pas prendre ses responsabilités en sortant une voire les deux stars. Mais il est aussi victime de la politique et de l’attitude du club. Alors, plutôt que de se mettre les joueurs à dos, il fait de la gestion d’égo, mais ça ne paye pas.

Concernant Di Maria, c’est aussi un problème. Il est mécontent de ne pas avoir le même statut que le Français et le Brésilien. Là-dessus, pas de problème. Mais à la place de l’entraineur, vu son attitude lors de son entrée, je n’ai pas envie de changer d’avis. L’Argentin est payé, et très bien, pour faire son métier. Samedi soir, il ne l’a pas fait et il n’a pas montré qu’il méritait de voir son nouveau statut évoluer mercredi à Manchester.

Enfin, il fallait regarder la tête de Sarabia à la fin du match. Il était énervé. Mais l’était-il par le résultat ou par son entrée qu’il a estimée (à juste titre) tardive ? Lui-aussi n’a pas réalisé une bonne rencontre depuis l’arrêt des compétitions en mars dernier. Qu’il ne soit pas content de son sort, on peut le comprendre. Mais que montre-t-il, lui aussi, pour que ça change ? Rien.

Alors qu’on a toujours pensé que Thomas Tuchel avait au moins le soutien de son groupe, on a l’impression que ce n’est plus vraiment le cas. Évidemment, ce n’est pas normal. Mais si ça ne change pas, mercredi soir, la saison du PSG pourrait devenir bien terne pour les sept prochains mois.  Et puisqu’ils ont décidé d’aller au bout avec lui, c’est le moment pour Leonardo et AlKhelaïfi de soutenir leur entraineur et de mettre les joueurs devant leurs responsabilités. Il en va de la saison du PSG, mais aussi de sa situation économique.

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