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Ce que change Ramos

Entré en jeu à la pause à Lorient, Sergio Ramos a de nouveau montré ce qu’il pouvait apporter. S’il arrive à enchainer, ce sera un vrai plus pour le PSG.

Certes, il a été expulsé pour une faute sur laquelle chacun se fera son avis. Malgré cela, Sergio Ramos avait fait une entrée très intéressante. Il a confirmé ce qu’on avait vu à Saint-Étienne et lors de la première période face à Feignies-Aulnoye.

Quand il est là, l’espagnol évolue très haut et défend, très souvent, en avançant. Il n’est pas anodin d’avoir retrouvé, en sa présence, les dix joueurs de champs parisiens dans les quarante mètres adverses. Le bloc est alors plus compact et le contre-pressing est plus facile à mettre en place.

Seul problème aujourd’hui, son manque de rythme fait qu’il manque de vitesse quand il faut gérer la profondeur. Au Real, Zidane, pourtant plutôt adepte de la défense à quatre, avait aligné trois défenseurs axiaux lors des deux rencontres disputées par Ramos en 2021. Ça permettait de le protéger et de couvrir la profondeur dans son dos.

Avec ballon, ça change tout

Mais c’est avec ballon qu’on a vu la différence. L’espagnol met du rythme dans toutes ses transmissions et c’est un vrai plus. Tout d’abord, il n’hésite pas à jouer long, très souvent vers Hakimi démarqué. Ce jeu permet deux choses : soit trouver le marocain pour aller jouer des un contre un, soit obliger le bloc adverse à coulisser et donc à courir. Un bloc qui doit coulisser rapidement, c’est aussi la possibilité qu’à force, un des joueurs ait un temps de retard et que les espaces et intervalles s’ouvrent alors. Mais ce n’est pas tout.

Quand il réalise une passe, Ramos met de l’intensité et évite de jouer dans les pieds. Là-aussi, c’est un vrai message. Quand vous faites une passe molle à un partenaire, et en plus dans les pieds, vous proposez un jeu arrêté et facilement lisible pour l’adversaire qui a le temps de suivre le mouvement. Quand vous appuyez vos passes et, qu’en plus, elles sont données deux ou trois mètres devant votre partenaire, vous lui envoyez plusieurs signaux. Tout d’abord qu’il faut accélérer le jeu, mais aussi qu’il doit se mettre en mouvement et ne pas ralentir l’action.

On ajoutera que l’ancien madrilène a vite donné de la voix et du geste, pour replacer ses partenaires notamment, se positionnant déjà comme un leader.

Évidemment, tout cela demande confirmation contre des adversaires d’un autre calibre. Mais ce qu’on a déjà vu est très encourageant en plus d’être une nouveauté, et un plus, dans le jeu parisien. Reste à pouvoir enchainer pour monter en puissance au niveau athlétique.

Le dernier élément sera tactique. Ramos est-il en mesure, aujourd’hui, dans un gros match, d’évoluer à quatre, donc avec moins de couverture ? À trois, avec Marquinhos à sa droite et Kimpembe ou Diallo à sa gauche, il aurait deux joueurs capables de gérer la profondeur. Comme, en plus ce système, permettrait d’avoir Hakimi, Bernat et Mendès dans leur meilleur rôle, on ne voit plus aucune raison pour Pochettino de ne pas l’utiliser.

crédit photo : foot-national.com

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