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PSG v Milan 1995 : Une défaite frustrante mais logique

Suite de notre retour sur les cinq demi-finales consécutives du PSG en coupe d’Europe. Aujourd’hui, place à la demi-finale de la Ligue des champions 1994 – 1995 et la confrontation face à l’AC Milan.

Paris vient d’être sacré champion de France pour la deuxième fois de son histoire. Luis Fernandez a pris la place d’Artur Jorge sur le banc parisien. Le club de la capitale retrouve donc la C1 (après 1986 – 1987) mais, cette fois, avec la phase de poules.

Six sur six en phase de poules

Après s’être défait tranquillement des Hongrois du Váci FC (3-0, 1-2), le PSG affronte dans sa poule le Bayern Munich, le Spartak Moscou et le Dynamo Kiev. Et pour commencer, les partenaires de Ricardo reçoivent le Bayern. Et Paris va frapper fort d’entrée. Grâce à Weah et Bravo, l’attaquant replacé en numéro 6 par Luis Fernandez et auteur du deuxième but d’une superbe volée, Paris s’impose 2-0. Après avoir gagné à Kiev puis à Moscou, le PSG s’impose au Parc face aux Ukrainiens et joue la tête du groupe à Munich. Un match maîtrisé mais pas exceptionnel. Heureusement, voilà George Weah qui entre en jeu et met tout le monde d’accord. Le Libérien hérite du ballon, s’avance, se joue de la défense du Bayern avant d’envoyer un missile dans la lucarne de Kahn. Paris s’impose en Allemagne et termine le travail au Parc face aux Russes 4-1. Six victoires en six rencontres, la perfection.

En quart de finale, le PSG affronte le Barça. Après avoir ramené un bon match nul du Camp Nou, les Parisiens dominent le match retour, notamment grâce à un David Ginola énorme, qui martyrise Ferrer. Décidément, les clubs espagnols réussissent bien à « El Magnifico ». Alors que les joueurs parisiens manquent de réussite (ils toucheront six fois les montants pendant la rencontre), Bakero ouvre le score. Paris est virtuellement éliminé.

Mais Paris a de la ressource. Ra de la tête sur corner égalise avant que Guérin, d’une frappe de 25m, offrent la victoire et la qualification au PSG. Paris est, pour la troisième fois de suite, en demi-finale de la coupe d’Europe. C’est alors l’AC Milan qui se dresse sur sa route.

Un match aller frustrant, comme d’habitude

Paris reçoit donc les Italiens pour le match aller. L’équipe alignée est la suivante : Lama – Llacer, Roche, Ricardo, Cobos – Le Guen, Bravo, Guérin, Raï – Ginola, Weah. En face, c’est le grand Milan avec Rossi – Panucci, Costacurta, Baresi, Maldini – Dessailly, Albertini, Eranio, Boban – Savicevic, Simone.

Dans cette première manche, Paris est bien et Paris domine. Il ne manque, encore une fois, que l’efficacité. Ginola est une nouvelle fois excellent. Encore une fois face à une équipe italienne, l’arbitre va oublier un penalty après une faute de Panucci sur Ginola.

Les deux gardiens sont bien présents et ce sont eux qui empêchent le score d’évoluer, notamment Rossi car Paris se crée les meilleures occasions. Mais à cinq minutes de la fin, premier tournant.

Ginola hérite du ballon. Il s’amuse avec Baresi, Maldini et Costacurta et expédie une superbe frappe vers le but de Rossi. Le gardien est battu mais le ballon heurte la transversale. Et alors qu’on joue la dernière minute et qu’ils ne sont plus sortis de leur camp depuis un long moment, les Milanais vont punir les Parisiens.

Sur un contre magnifiquement mené, Boban marque et offre une victoire inespérée à son équipe. Paris se mord une nouvelle fois les doigts à cause de son manque d’efficacité.

La formalité du match retour

Un but, ce n’est pas grand-chose et Paris y croit encore. Pourtant, le froid réalisme et la qualité défensive des Milanais de l’époque ne forcent pas à l’optimisme. Et ça va se vérifier.

Le match est géré par les Lombards qui dictent le rythme, presque sans forcer. Les parisiens semblent impuissants et, eux qui se sont créées des occasions dans tous les stades depuis trois ans, sont inoffensifs.

Par deux fois, sur des actions parfaitement menés, Savicevic termine le travail. Avec son doublé, l’AC Milan s’impose 2-0 et élimine le PSG. Logique sur l’ensemble deux rencontres, mais Paris regrettera quand même, pour la troisième année d’affilée, son inefficacité au Parc des Princes. Milan s’inclinera en finale face à l’Ajax d’Amsterdam de Kluivert, David, Seedorf, Overmars et autres Van Der Sar (1-0).

Paris terminera 3ème du championnat mais se consolera en remportant les deux coupes nationales : la première coupe de la ligue nouvelle version face à Strasbourg (1-0) et la coupe de France contre Bastia (2-0).

Crédit photos : Paris canal historique, France football, eurosport.fr

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