Source : Eurosport
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Pastore, regrets éternels

Javier Pastore avait tout, ou presque, pour marquer l’histoire du PSG. Malheureusement, il restera comme celui qui nous a laissé sur notre faim.

Arrivé pour 42M€ en provenance de Sicile, Javier Pastore a été la première grande recrue de l’ère qatari. Recruté par Leonardo, il avait été désigné comme la recrue pour lancer le projet. Il faut dire qu’à l’époque, un certain nombre de grands clubs italiens s’intéressaient à lui. Présenté comme une sorte de Kaka, il faisait parler de lui à Palerme par des gestes de classe plus que par sa régularité. Mais il était encore jeune.

Quand il arrive à Paris, Antoine Kombouaré est encore l’entraîneur. Il va alors jouer en 9 et demi, derrière Gameiro et avec Nene et Menez sur les côtés. Auteur de son premier but face à Brest, il va marquer les esprits contre l’OL. Le PSG va ouvrir le score à la 69ème minute, et c’est l’Argentin qui va régaler. Il reçoit le ballon côté gauche, accélérer, efface Koné et trompe Lloris dans un angle très fermé. Il inscrira 13 buts pour sa première saison.

Pastore, c’est un joueur d’un autre temps, peut-être un numéro 10 des années 80. Sa technique, sa fluidité, son toucher de balle, sa qualité de passes en faisaient un joueur à part. Ses accélérations faisaient des ravages quand il était en forme.

Avec l’arrivée de Zlatan et Silva la saison suivante, le PSG passe un cap. « El Flaco » va moins marquer mais il va devenir plus important. Ses passes et ses dribbles enchantent le Parc des Princes. Il devient important dans le 4-4-2 d’Ancelotti, avec un rôle de créateur côté gauche. Cette saison-là, à Barcelone, au terme d’une chevauchée fantastique sur un service d’Ibrahimovic, il va ouvrir le score et faire espérer une qualification au PSG. Malheureusement, on connait la suite.

Emery voulait en faire son trequartista, malheureusement…

Les saisons suivantes, Pastore va alterner le bon et les blessures. Trop fragile, il manque de nombreuses rencontres, notamment à cause d’un mollet qui ne veut pas le laisser tranquille. Mais quand il joue, on voit la différence, comme contre Chelsea, quand, entré en cours de jeu, il inscrit le troisième but parisien sur une action individuelle exceptionnelle.

Quand Unaï Emery arrive, il veut que son équipe joue en 4-2-3-1 et il veut recentrer « El Flaco » derrière Cavani. Malheureusement, il n’en aura que trop peu l’occasion, l’Argentin passant plus de temps à l’infirmerie que sur le terrain. Rien qu’en ligue 1, alors qu’il avait joué plus de trente matchs les quatre premières saisons, il en disputera moins de vingt les deux suivantes.

Javier Pastore, ça restera l’histoire d’un gâchis. Par parce qu’il n’a rien apporté, bien au contraire, mais parce qu’il a laissé tout le monde sur sa faim. Il a fait rêver les supporters quand il était sur le terrain, mais il a désespéré tout le monde, supporters, staffs, dirigeants avec ses blessures, ses rechutes, sans jamais retrouver tout son potentiel. Il restera malgré tout comme un des plus beaux joueurs à avoir foulé la pelouse du stade de la porte d’Auteuil.

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