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Old mercato : Le retour du prince déchu

au Chesnay, élevé à Trappes en région parisienne, Nicolas Anelka est passé par les plus grands clubs européens. Fier de ses racines et conscient de l’importance du Paris Saint-Germain dans sa formation au monde professionnel, l’attaquant français tente un retour le 22 juillet 2000 sur ses terres d’origine. 

 

L’enfant parisien 

Titulaire de sa première licence de joueur en 1986, avec le club de sa ville de Trappes, le jeune Nicolas Anelka développe son jeu et son amour du ballon rond dans son Île-de-France natale. C’est d’ailleurs de par ses performances au sein du club des Yvelines que l’institut national du football commence à s’intéresser de près au profil du petit Nicolas. C’est cette formation à Clairefontaine qui lui permettra de s’ouvrir les portes du Paris Saint-Germain. D’abord titulaire les week-ends avec l’équipe réserve du club de la capitale, Anelka parvient à se greffer à l’effectif professionnel en 1996, année au cours de laquelle il disputera son premier match face à l’As Monaco.

 

Âgé de 16 ans, sa première saison sous les ordres de Luis Fernandez est assez brève. A la suite du changement d’entraineur l’année suivante, Anelka laisse entrevoir toute l‘étendue de son formidable talent. En effet, le jeune français est un joueur fin techniquement mais aussi doté de caractéristiques physiques impressionnantes. Toutefois, outre ses performances sur le terrain, le club parisien et sa direction commencent à découvrir une autre facette de leur attaquant prodige. Soucieux de s’épanouir individuellement aux yeux du monde, Nicolas Anelka fait part à sa direction du PSG de sa volonté d’avoir un temps de jeu plus conséquent. Cette revendication constitue les prémices d’une longue histoire sur le marché des transferts. L’ex-Rouge et Bleu est d’ailleurs revenu sur ce départ précoce de la capitale en 2016 :« Je voulais du temps de jeu avec le PSG, ce que je n’avais pas. On me disait que j’étais trop jeune, que je patiente. Je veux bien patienter mais j’avais l’exemple d’Alliou, M’Boma et Nouma qui ne jouaient pas… J’étais en réserve avec le PSG et il y avait tous les recruteurs qui venaient pour me prendre.  Je me suis dit « Allez, j’y vais. Si ça ne passe pas au PSG, ça passera ailleurs. Si ça ne passe pas, au moins j’aurais tenté. » »

 

S’émanciper pour mieux revenir 

 

Sous l’égide de Ricardo, Anelka ne s’estime pas à assez considéré. De fait, l’ancien pensionnaire de l’INF Clairefontaine débute des négociations avec l’un des principaux clubs de Londres, les « Gunners » d’Arsenal. Apprécié par leur coach emblématique, Arsène Wenger, le jeune Nicolas quitte sa région natale pour rallier les terres britanniques contre la somme de 5 millions de francs. D’abord éclipsé par les joueurs que sont Dennis Bergkamp et Ian Wright, l’ancien parisien devra attendre une blessure de l’international anglais pour s’épanouir outre-Manche. Malheureusement pour le natif du Chesnay, ses relations avec la presse anglaise provoquent un certain mal-être chez le Français, qui se dirigera en 1999 vers le Real Madrid pour 220 millions de francs.

Une aventure espagnole s’avérant être un véritable échec, se mettant à dos le vestiaire de la « Maison Blanche » et pensant être investi d’une légitimité supérieure à celle de ses coéquipiers merengues. Décevant sur le terrain par des performances moroses, Anelka demande à s’entretenir avec la direction du club madrilène. Toutefois, l’institution que représente le club de la capitale espagnole a préféré le renvoyer à des séances d’entrainements. Une autorité que l’ancien Trappiste défie de par des manquements à ses obligations de joueur.

La seule satisfaction dans ce marasme ibérique est le rôle déterminant d’Anelka dans l‘obtention de la Ligue des Champions en 2000, notamment par des buts importants en demi-finale de la compétition face au Bayern Munich.

 

Rapatriement immédiat 

 

L’an 2000, nouveau millénaire et nouvelle destination pour le rapide attaquant français. Soucieux de se bâtir une équipe de taille afin de figurer comme il se doit en Ligue des Champions, le Paris Saint-Germain, par l’intermédiaire de son président de l’époque jette son dévolu sur le numéro 9 du Real Madrid. Après plusieurs tractations, Nicolas Anelka revient dans le club qu’il l’avait façonné pour la somme de 215 millions de francs. Accueilli comme une véritable star, le jeune international français rencontre des difficultés à s’imposer. Peu étincelant dans le jeu de la formation entraînée par Philippe Bergeroo, Anelka se distingue tout de même lors d’un match couperet face au Milan AC et une belle frappe qui trompe le portier italien, Christian Abbiati. Autre point positif pour le jeune Nicolas, l’inscription du 1500ème but du Paris Saint-Germain en première division, depuis l’accession du club en 1974. Outre ces quelques coups d’éclat, l’histoire rêvée du retour de l’enfant prodige sur ses terres parisiennes est restée au stade de la seule utopie. Entre 2000 et 2001, le Français dispute 39 matchs en deux saisons pour un total de 10 buts inscrits.

Après cette pige dans la capitale, le parcours footballistique de Nicolas Anelka va le mener en Angleterre, en Italie ou encore plus récemment du côté de l’Inde. Fort d’un talent inné indéniable, le numéro 9 français n’a peut-être pas eu la carrière attendue Toutefois, son palmarès au terme de 19 ans de carrière est conséquent avec notamment un Euro avec l’équipe de France en 2000, une ligue des champions la même année avec le Real Madrid mais aussi plusieurs titres de champion d’Angleterre.

Si aujourd’hui, la carrière de joueur est bien loin de ses pensées, Nicolas Anelka ne reste pas étranger à ce milieu avec notamment un poste de conseiller du centre de formation auprès du LOSC.

Visuel réalisé par Florian Gozard 

(Crédits photos: shotsandgoals.com, Pinterest.com)

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