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Nuit magique à Bruxelles

Il y a 24 ans, le 8 mai 1996, le PSG était à Bruxelles pour jouer la finale de la coupe d’Europe des vainqueurs de coupe. Retour sur une journée historique.

Le matin du 8 mai, aux abords du Parc des Princes, nous sommes des milliers à nous préparer à monter dans les cars qui vont nous emmener à Bruxelles, au stade du Roi Baudoin, pour la première finale européenne que va disputer le PSG. La deuxième partie de saison a été compliquée et l’équipe entrainée par Luis Fernandez a vu le titre s’échapper alors qu’il comptait dix points d’avance à la trêve, sur Auxerre, futur champion de France.

Heureusement, il y a eu la coupe d’Europe pour continuer à rêver. Après avoir battu Molde, le Celtic Glasgow, Parme puis La Corogne, les Parisiens affrontent le Rapid de Vienne.

La journée est longue et l’arrivée à Bruxelles se fait un peu tôt. On tourne donc autour du stade, côtoyant tous les Parisiens sur place en attendant l’entrée dans le stade puis le match. Tout le monde est tendu. Le PSG peut devenir le deuxième club français (seulement) à remporter une coupe d’Europe.

Paris évolue en 3-5-2 avec Lama dans les buts, Roche – Le GuenNgotty en défense. Sur les côtés, Fournier et Colleter. Au milieu, Bravo et Guérin, derrière Djorkaeff et Raï pour soutenir Loko. Le début de match est tendu et une première mauvaise nouvelle arrive : après moins de dix minutes, victime d’un tacle très appuyé, doit quitter ses partenaires, blessé à la cheville. Fernandez décide de le remplacer par un autre joueur offensif, Dely Valdès.

Ngotty en héros

Le match n’est pas d’une grande qualité mais Paris semble largement supérieur à son adversaire du soir. Mais juste avant demi-heure de jeu, Paris obtient un coup franc à 35m du but autrichien. Djorkaeff décale Ngotty qui, d’une lourde frappe légèrement déviée, ouvre le score.

En seconde période, Paris va maitriser, sans jamais être mis en danger, mais sans jamais parvenir à faire le break. Un deuxième but aurait libéré les supporters mais ni Djorkaeff, ni Dely Valdès, ni Guérin ne vont réussir à inscrire ce fameux deuxième but. La tension est à son maximum quand Lama va sortir dans les pieds de Janker puis dévier une frappe d’Ivanov. Paris a fait le job et monte sur le toit de l’Europe.

Le retour vers Paris se fera dans la joie. Dans les cars, personne ne dort et les chants continuent d’animer le retour. A L’arrivée, pourtant très tard dans la nuit (vers 2 ou 3H du matin), plusieurs d’entre nous allons quand même nous rendre sur les Champs-Élysées pour ne pas que cette nuit magique se termine, acheter les journaux fraichement parus (et oui, une autre époque !!) et chanter encore.

Le PSG est désormais dans l’histoire en devenant le deuxième club français à inscrire son nom au palmarès d’une coupe d’Europe.

Paris United

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