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Lucas Moura : Le petit frère du Parc

On continue à faire le tour des joueurs passés par le Paris Saint-Germain, et cette fois-ci c’est sur Lucas Moura que le projecteur se braque. Un joueur très apprécié du public et de ses coéquipiers, le Brésilien n’a laissé personne insensible lors de son départ pour Tottenham. Revenons sur son passage dans la capitale.

La pépite brésilienne

Lucas Moura s’engage avec le PSG en août 2012 mais sera prêté jusqu’à la fin de la saison au Brésil (au São Paulo FC). Il est annoncé comme un vrai crack et son dernier match dans son pays d’origine ne fera que renforcer la rumeur. Un but et une passe décisive lors de la finale de la Copa Sudamericana 2012. Il est désigné par la presse brésilienne comme l’un des trois meilleurs joueurs du championnat avec Paolo Guerrero et un certain Neymar. Il intègre donc l’équipe parisienne au mercato hivernal en décembre 2012. Barré par Jérémy Menez, Lucas grattera du temps de jeu grâce à des entrées pleines de promesses. Pour tout le monde c’est évident il détient toutes les qualités nécéssaires pour faire vibrer le Parc des Princes. Son premier gros test arrive, Carlo Ancelotti le préfère à Menez lors du huitième de finale de Ligue des Champions face au FC Valence (victoire 2-0) il sera l’auteur d’une passe décisive pour Javier Pastore mais surtout, sa prestation sera saluée unanimement. Il suscite évidemment de nombreux espoirs. C’est un joueur technique, très vif mais qui manque un peu de justesse, notamment devant le but.

Si près du but…

Quand on regarde un match de Lucas il ne faut pas avoir peur d’être frustré. C’est vraiment l’adjectif qui le définit le mieux. Et une action résume à elle seule son passage au PSG. Lors de la saison 2013 – 2014 et la réception du rival historique, Marseille. Lucas récupère le ballon à 25 mètres de son but et entame un rush complètement fou. Il perfore complètement l’équipe marseillaise en éliminant cinq joueurs avant de se présenter face à Mandanda et de le tromper sur un petit piqué. Malheureusement Rod Fanni dégage le ballon juste avant qu’il entre dans le but. La réalisation était splendide, le Parc rugissait au rythme de ses chevauchées et finalement rien. Mais les saisons se suivent et se ressemblent dans la capitale ( 2012- 2018 ) à l’image de cette action, inachevée. Et pourtant Lucas était aimé, on lui pardonnait car tout le monde croyait en lui et surtout parce-qu’il faisait preuve d’un état d’esprit irréprochable. Jamais un mot plus haut que l’autre, ses passages sur le banc ne lui enlevaient jamais son sourire et son envie de prouver qu’il avait sa place. Et puis il n’y a pas eu que des loupés, il inscrira quand même 46 buts pour 46 passes décisives à son compteur en 228 matches.

Champion mon frère !

La sympathie que dégage Lucas n’est pas dû uniquement à son comportement sur le terrain. Dans une époque où les caméras sont devenues le quotidien des joueurs, le jeune brésilien s’en amusait beaucoup. Surtout avec son grand ami Marquinhos. Les supporteurs attendaient à chaque titre son fameux « Champion mon frère » qui d’ailleurs continue d’être une réplique populaire même après son départ. Un départ qui a attristé beaucoup de monde et surtout lui-même. L’année où il fera ses valises pour Londres sera la même que l’arrivée de Neymar,son ami d’enfance. Tout semblait idéal, évoluer dans un club qu’il aime où il est adoré par les fans et entouré par ses meilleurs amis quoi de mieux lui ? Mais malheureusement Antero Henrique en va en décider autrement. L’ancien directeur sportif du PSG fera comprendre à Lucas qu’il ne fait plus partie de ses plans et qu’il n’aura pas de temps de jeu. Dans la tête du Portugais, se débarrasser de son numéro 7 était une priorité et il mettra tout en oeuvre pour arriver à ses fins. Allant même jusqu’à le faire pleurer. Son départ fera réagir Neymar et Marquinhos très affectés. Il peut néanmoins être fier d’avoir laissé de merveilleux souvenirs lors de son passage, il était le petit chouchou, une sorte de petit frère pour ses coéquipiers et les supporteurs.

Crédit photos : 90min ; purpeople, Europe 1.fr

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