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Les numéros 10 de notre team

Le PSG a toujours eu une tradition de grands numéro 10, notamment venus du Brésil. Retour sur ces meneurs qui ont marqué l’histoire du club.

C’est un numéro mythique, qui fait rêver les supporters mais aussi les joueurs. Rendus célèbre par Pelé, ce numéro traverse les périodes et mêmes dans une époque où chacun choisit son numéro librement, il reste le numéro star. Au PSG, on ne déroge pas à la règle.

JeanPierre Dogliani sera le premier à le porter régulièrement. Arrivé en 1973, alors que le PSG est en division 2, il participera activement à la montée du club en 1ère division. Quand il signa au club, JustFontaine, alors entraineur, ne s’y était pas trompé en déclarant : « On aura un vrai numéro 10, un grand meneur de jeu ».

Suivra Dahleb, dans un rôle de meneur excentré côté gauche mais qui alterna entre le numéro 10 et le 11. Il faut dire qu’en ce temps-là, personne ne choisissait son numéro à l’année mais les titulaires se répartissaient les maillots de 1 à 11. Puis viendra Susic. Mais ces deux-là, on en a déjà parlé (https://parisunited.fr/le-club/les-anciens-du-psg/dahleb-susic-les-premiers-artistes/)

Valdo, Raï, symbole des années canal

A la reprise du club par canal+, Valdo va arriver en provenance de Benfica. De 1991 à 1995, le petit brésilien va émerveiller le Parc des Princes par sa technique, son activité et ses coups de pied arrêtés. Il fait partie de l’équipe qui va éliminer le Réal, auteur du troisième but suite à une feinte de frappe magique devant Ricardo Rocha.

C’est sur son coup franc que Kombouaré va inscrire le but de la qualification face aux espagnols. C’est sur son corner que Ricardo va marquer le but du titre de champion de France. Pendant quatre saisons, ses corners et coups francs vont apporter un nombre incalculable de buts au club de la capitale.

Raï arrive au club alors que Valdo est encore là. Et son histoire va être exceptionnel. Quand le brésilien signe à Paris, il est encore le capitaine de la seleçao. A la fin de sa première saison ratée au club, il y a la coupe du monde 1994. Il y perd alors son brassard, au profit de Dunga puis sa place de titulaire.

A la reprise, il n’apporte pas grand-chose et tout le monde commence à souhaiter son départ. Mais le frère de Socrates s’accroche et ne veut pas partir. Grand bien lui en a fait. De 1995 à 1998, Raï va retourner le Parc jusqu’à en devenir une des plus grandes idoles de l’histoire. Buteur, passeur, capitaine, il va tenir le PSG à bout de bras.

Il va y remporter la coupe des coupes (malheureusement blessé au bout de 10 min lors de la finale), le championnat de France 1994, la coupe de France 1995 et 1998 et la coupe de la ligue 1995 et 1998. Le soir de son dernier match sera marqué par les larmes du capitaine parisien pour ses adieux.

Ronaldinho, le plus grand techniquement

Avant Ronaldinho, il y eut le passage d’Okocha. Capable de gestes exceptionnels, il a surtout marqué le club par son irrégularité. Alors, quand Ronnie arrive, estampillé comme le nouveau crack brésilien, l’attente est grande.

Ronaldinho, c’est sûrement le joueur le plus fort techniquement qui a joué à Paris. Capable de gagner des rencontres seul, sur un exploit, un enchainement de dribbles, Ronnie aime les soirs de gala. Et l’OM va l’apprendre à ses dépens.

Que ce soit au Parc des Princes, quand il humilie Dos Santos sur un exter – inter exceptionnel, ou au vélodrome, quand il va humilier Franck Leboeuf ou Brahim Hemdani, le brésilien régale. Dommage qu’il ne soit resté que deux ans et qu’il était encore un peu trop jeune pour donner sa pleine mesure.

Nouveau brésilien à rejoindre le club, Nene. En provenance de Monaco, et dans un PSG qui vit des années compliquées, il va sauver les meubles.

Doté d’un pied gauche magique, il va inscrire de nombreux buts, réaliser de gros matchs, et permettre au PSG de marquer régulièrement sur coup de pied arrêtés. Dommage que sa sortie ait été un peu ratée. Il va jouer les premiers mois des années QSI mais l’arrivée de certains joueurs et d’Ancelotti vont lui être fatals.

Pastore, l’art et la  fragilité

Source : Eurosport

Javier Pastore, c’est le symbole du lancement du PSG de QSI. Arrivé de Palerme, l’argentin va enchanter le Parc immédiatement grâce à une technique et un style tout droit venu des plus grands numéros 10 des années 70 – 80.

Pastore, c’est l’homme de la passe, du beau geste, des buts importants. L’argentin, en pleine forme, c’est quand même le buteur au Camp Nou, sur une chevauchée de cinquante mètres,  et face à Chelsea, au Parc, après un enchainement de dribble et une frappe supomptueux. Malheureusement, les blessures vont avoir raison de lui. Sans cela, il aurait sûrement encore plus marqué l’histoire du club.

Le dernier est encore au club. Neymar fait partie de l’histoire entre le Brésil et le PSG. Quand il n’est pas blessé, le brésilien est un joueur exceptionnel qui, comme Ronaldinho, peut gagner un match à lui seul. Mais il a connu deux graves blessures qui l’ont contraint à l’arrêt les deuxièmes parties de saison. Et cette année, alors que tout allait bien, c’est le coronavirus qui s’en charge.

Même si l’histoire d’amour a connu une violente dispute cet été, et si pour l’instant, il n’aura pas marqué l’histoire comme Valdo, Raï ou Ricardo, le brésilien peut encore se rattraper. S’il y parvient, ce sera un excellent signe des résultats du PSG.

crédit photo: Le Parisien

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