à la uneLe ClubLes anciens du PSG

Ils ont marqué l’histoire en express

Suite de notre retour sur les joueurs qui ont marqué l’histoire du PSG. Place à ceux qui sont restés moins de deux ans et qui ont laissé une empreinte au club.

Il y a des joueurs qui marquent l’histoire par leur longévité, les titres glanés, mais il y a aussi des joueurs qui passent seulement un an, voire un peu plus, et qui laissent une trace. C’est le cas de Youri Djorkaeff. En quarante-sept rencontres et une seule saison avec le PSG, le « snake » va marquer de son empreinte son passage au club.

« Le Snake » 

Ce n’est pas le joueur le plus élégant que le club de la capitale a vu passer, mais c’est un des plus efficaces. Doté d’une bonne technique, Djorkaeff se distinguait surtout par son efficacité devant le but, grâce une excellente frappe de balle.

On se souvient de quelques buts qui ont compté comme celui contre Nantes, en décembre 1995. Sur un contre, Dely Valdes talonne pour le Français. Arrivé lancé, tout le monde s’attend à le voir frapper fort. Mais au dernier moment, il va alors piquer son ballon et lober parfaitement Dominique Casagrande. Paris s’imposera 5-0 au terme d’une démonstration.

Mais celui qui comptera le plus, ce sera celui à La Corogne. En demi-finale de la Coupe des vainqueurs de coupe, Paris s’est impose 1-0 au Parc des Princes, au match aller. En Espagne, Paris souffre mais tient bon. Youri Djorkaeff, qui revient d’une blessure à la cuisse, est sur le banc. Il entre à la 81ème minute alors que le score est toujours de 0-0. A une minute de la fin de la rencontre, Lama dégage. Le ballon est renvoyé de la tête par un défenseur espagnol sur le Parisien. Ce dernier s’avance, crochète et envoie un ballon enroulé d’une frappe merveilleuse. Paris est en finale. « Le Snake » quittera le club en fin de saison sur la victoire en coupe des coupes pour rejoindre l’Inter de Milan.

Sorin, l’invincible

Paris sort d’une saison compliquée et Vahid Halilodzic arrive sur le banc. Le dernier jour du mercato, le 31 août, Paris fait alors signer Juan Pablo Sorin, international argentin alors joueur du club brésilien de Cruzeiro. Pourtant, l’entraîneur parisien va alors attendre un mois avant de le titulariser. Et la légende va démarrer.

Sorin, c’est un gaucher, capable de jouer défenseur latéral ou milieu avec la même réussite. Son mental, « sa gara » (la grinta argentine) en font un joueur indispensable. Avec lui, Paris va jouer le titre jusqu’au bout (2èmederrière Lyon) et va remporter la coupe de France. Mais surtout, quand il est sur le terrain, Paris ne perd pas. En 26 matchs, l’Argentin ne connaitra jamais la défaite.

Malheureusement, Sorin ne s’entend pas avec Vahid. Il n’aime pas sa façon de voir le foot, trop défensif. D’ailleurs, contre toute attente, le coach parisien ne le titularisera pas en finale de coupe de France. Paris ne lèvera pas l’option d’achat et le joueur argentin quittera le club après seulement un an, laissant d’énormes regrets aux supporters parisiens.

Arteta, la trouvaille de Luis

Quand il revient aux commandes du PSG, en décembre 2000, Luis Fernandez récupère un PSG en déconfiture et qui vient de prendre une grosse claque à Sedan (5-0). Luis fait alors venir, au mercato d’hiver, un petit espagnol formé au Barça, Mikel Arteta.

Après six mois très intéressants, Paris réussit à obtenir un nouveau prêt d’un an du Barça. Il faut dire que l’Espagnol, aligné avec Fred Dehu au milieu, commence à faire parler de lui.

C’est lui qui organise le jeu de l’équipe grâce à une excellente qualité de passe, et il prend confiance. Ses coups de pied arrêtés font aussi merveille pour trouver la tête d’un Déhu ou d’un Pochettino.

Alors que Paris termine 4ème, il ne pourra pas lever l’option d’achat dont il disposait, concurrencé par des clubs aux moyens supérieurs. L’Espagnol quitte la capitale après dix-huit mois.

Leonardo s’en va sur un match de légende

Paris vient de remporter la coupe des coupes et Luis Fernandez laisse sa place au duo RicardoBats sur le banc. Avec l’aide de Denisot et Moutier, l’entraîneur brésilien réussit à faire venir Leonardo alors qu’il joue au Japon.

Alors qu’on l’a connu comme latéral gauche avec le Brésil lors de la coupe du monde 1994, Léo s’installe au PSG comme un numéro 10. Le Brésilien régale avec son pied gauche. Sa facilité technique est déconcertante. Il inscrira des buts sublimes et son entente avec Raí, au milieu fera des merveilles. Malheureusement, il s’inclinera en finale de la coupe des coupes face au Barça de Ronaldo (0-1).

Il reprend la saison avec le PSG mais son départ pour l’AC Milan est acté. Paris vient alors de perdre son match aller de tour préliminaire de ligue des champions à Bucarest, sur tapis vert (3-0), parce qu’il a fait jouer Laurent Fournier, pourtant suspendu. Le club demande alors au joueur brésilien de disputer cette rencontre avant de le laisser filer en Italie. Léo accepte et va participer à un des matchs de coupe d’Europe les plus fous que le Parc des Princes ait connu.

Le Parc est en feu. Après seulement deux minutes de jeu, Raï ouvre le score sur penalty. Après vingt minutes, Léo tire un coup franc parfaitement que Raï vient couper de la tête. 2-0. A peine la demi-heure de jeu passé, Leonardo élimine son défenseur et trouve Marco Simone qui inscrit le troisième but. Paris a refait son retard.

Juste avant la pause, Leonardo, toujours lui, est trouvé à proximité du rond central. Il offre alors une passe sublime en profondeur pour Florian Maurice qui s’en va marquer le quatrième but. A la pause, le PSG est qualifié (4-0). Comme un au revoir, et alors qu’il déjà offert trois passes décisives, Leo va boucler la soirée.

Sur un coup franc excentré, avec son fameux pied gauche, il va trouver la tête de Raï. 5-0, quatre passes décisives pour Léo, trois buts pour Raï. Leo s’en ira en Italie avant de revenir, 14 ans plus tard, comme directeur sportif.

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