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Les 4 fantastiques, une entente déjà parfaite

De tout temps dans le football, des duos, trios ou quatuors, ont marqué les esprits. Le carré magique de l’équipe de France, la sainte trinité de Manchester United, la BBC du Real ou encore la MSN du Barça. Cette saison au Paris Saint-Germain, un quatuor offensif affole les statistiques. 

Mauro Icardi, l’instinct du but(u)eur

Avec lui c’est simple, c’est une balle, un mort. Plutôt un but dans son cas. Dernier arrivé dans la capitale, Mauro Icardi est un buteur né. Cette saison toutes compétitions confondues, il en est à 17 buts et 3 passes décisives en 19 matchs. C’est tout simplement extraordinaire, en sachant que l’Argentin touche très peu de ballons dans une partie, 20 en moyenne. Ce qui fait 1 but tous les 17,2 ballons touchés. Et ce n’est même pas la statistique la plus impressionnante le concernant. 17 buts en 24 tirs cadrés ! Soit un taux de réussite de 70,8%. Malheureusement pour ses adversaires, ses qualités ne se résument pas à son talent de buteur. Comme souvent avec ce genre de joueurs, la science du placement et du déplacement est innée. Alors, il ne multiplie pas les appels, mais toutes ses courses sont précises et efficaces. Il sert bien de point d’appui, très difficile à bouger, c’est un véritable buffle, qui possède en prime un toucher de balle excellent qui se marie à merveille avec une qualité de passe plus que correcte, pour ne pas dire très bonne.

Kylian Mbappé, fast and furious…

À tout juste 21 ans, le génie français possède des stats qu’un joueur en fin de carrière rêverait avoir. 201 matchs professionnels depuis le début de sa carrière, 119 buts 60 passes décisives. Rien que pour cette saison, il en est à 19 buts et 9 passes décisives toutes compétitions confondues, en 20 matchs. Cet homme sait tout faire et possède une marge de progression énorme. Une qualité technique hors du commun, qui fait souvent défaut aux joueurs dotés d’une vélocité digne d’un sprinteur de 100m. Ce qui est son cas, quand il décide d’accélérer, il est inarrêtable, laissant sur place tous ses adversaires. Dans le passé, on lui reprochait une finition un peu douteuse, cette année, il est devenu un vrai tueur devant le but. Nommé dans le top 10 du classement du Ballon d’Or lors des trois dernières années (7ème, 4ème, 6ème), il ne fait pratiquement aucun doute qu’il obtiendra le sien un jour.

Neymar Jr, le facteur X

Concentrons-nous uniquement sur le sportif. Ce joueur joue à 50, grand maximum 70% depuis 2 ans. Et beaucoup de gens ont tendance à l’oublier. Malgré cela, quand il est sur le terrain, il éclabousse tout le monde de son talent. Cette saison encore, les blessures ne l’ont pas épargné. Ça ne l’a pas empêché de marquer 10 buts et délivrer 6 passes décisives en seulement 13 matchs avec le PSG. Il est donc décisif toutes les 73 minutes, ce qui est son rythme de croisière depuis son arrivée dans la capitale. Que se passera-t-il quand il sera à 100%. Si les pépins physiques le laissent tranquille cette année, il pourrait en surprendre plus d’un. C’est un joueur sensationnel, comme il en existe très peu. Il peu faire basculer un match à lui tout seul, et les Parisiens le savent. Une capacité d’élimination impressionnante, une précision chirurgicale sur coup de pied arrêté, un sang froid à toutes épreuves. Il possède aussi une qualité de passes à la limite de la perfection, capable de trouver des décalages ou des espaces qui semblaient inexistants pour qui que ce soit. C’est pour ce genre de joueurs qu’on paye pour aller au stade, et c’est aussi grâce à des gens comme lui que le football est devenu plus qu’un sport.

Angel Di Maria, une patte gauche diabolique

Le plus ancien des quatre. Arrivé en août 2015 dans la capitale, El Fideo a longtemps alterné le bon et le moins bon. Jusqu’a l’an dernier, où il fait preuve d’une régularité impressionnante. Lors des périodes de doute, il a souvent été le seul à sortir du lot, et ainsi maintenir l’équipe à flot. Cette année, il continue sur sa lancée. Que ce soit au niveau de la qualité de jeu ou des statistiques. 10 buts et 12 passes décisives en 25 matchs. Une performance de haute volée que l’on nomme double double en NBA (au moins 10 unités dans 2 statistiques différentes). Seul joueur des 5 grands championnats européens à l’avoir réalisé à ce stade de la saison. Tout le monde pensait qu’il serait la victime du retour de blessure de Neymar, car le PSG évoluait en 4-3-3. L’Argentin en a décidé autrement par la seule force de son talent. En poussant son coach à changer de système. Il brille par son intelligence de jeu et surtout un pied gauche ultra précis. À ce niveau là, ce n’est plus un pied, c’est une main. Il envoie la balle où il veut, souvent là où le destinataire la veut d’ailleurs. Seul bémol, son pied droit. Mais franchement, quand on a un extérieur gauche aussi efficace que l’intérieur, on peut se permettre de jouer sur un pied.

La complémentarité parfaite

Dans ce nouveau système (le 4-4-2), chaque joueur est à son poste. Ce qui facilite grandement l’exploitation des qualités de chacun. Ainsi, Kylian Mbappé retrouve le poste qui l’a révélé au grand jour à Monaco. Où il tournait autour de Radamel Falcao, aujourd’hui remplacé par Mauro Icardi. Profitant de ses appels de balle pour se libérer de l’espace et ainsi mettre sa vitesse à profit. Neymar conserve son couloir gauche, ce qui lui permet de repiquer dans l’axe sur son pied droit pour laisser parler sa technique, soit pour éliminer, soit chercher la profondeur ou un une deux avec Mbappé, un appui avec Icardi, ou alors renverser le jeu sur Di Maria. Qui lui pourra alors utiliser sa qualité de passe pour servir ses deux attaquants qui sont des monstres d’efficacité devant le but. Et le scénario marche tout aussi bien de l’autre coté. Sans compter que les deux attaquants ont tous les deux l’aisance technique nécéssaire pour servir dans d’excellentes conditions, ADM et Ney, qui ne souffrent d’aucune comparaison en matière de finition. C’est ainsi que ces hommes cumulent à eux quatre, 56 buts. Soit 72% des buts parisiens. Et si on s’en tient seulement au championnat. Ils en sont à 34, soit plus que n’importe quelle autre équipe de Ligue 1.

Additionner les talents ne suffit pas. Ce n’est pas un secret. Mais alors pourquoi ces quatre hommes affolent tant les statistiques ? La réponse est pourtant simple. Ils aiment et veulent jouer ensemble. C’est ça le foot. Des potes qui jouent ensemble à leur jeux préféré. Et ils le voulaient tellement qu’ils ont fait les efforts pour. Thomas Tuchel les a avertis, pour pouvoir évoluer en 4-4-2, il faudra que tout le monde se donne à fond, tant offensivement que défensivement. Et ils se sont exécutés. C’est ainsi que les 4 fantastiques sont nés, dans le dépassement de soi. Ensemble, ils sont capables de tout. Mais ce que tous les Parisiens veulent, c’est qu’ils soient capables de leur ramener enfin la Ligue des Champions.

Paris United

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