photo 10 sport
photo 10 sport
Le Club

Le Parc à 60 000 places où en est-on ?

Quel avenir pour le Parc des Princes ?

Le 4 novembre 2011, Nasser Al-Khelaïfi devient le président-directeur général du Paris Saint-Germain. Dès sa prise de fonction, Nasser affirme aimer le Parc des Princes et il est conscient que les supporters l’aiment encore bien plus que lui.

Après une seule saison (2011-2012) à son poste au sein du club de la capitale, Nasser pense déjà à l’avenir et à l’épineux dossier du Parc des Princes. Il parle de construire un nouveau stade de 60.000 places au même endroit que le Parc actuel ou alors le rénover pour l’Euro 2016 et atteindre les 50.000 places. Dans l’idéal, il préfère la première hypothèse.

Nous sommes en 2011, aux prémices de l’ère QSI (Qatar Sports Investments), l’idée est de se débarrasser à moyen terme de la structure parisienne pour rejoindre le Stade de France ou une nouvelle enceinte. La raison ? Le Parc des Princes appartient à la Mairie de Paris et les nouveaux dirigeants parisiens souhaitent acquérir leur propre stade. Cela leur permettrait d’engranger de nouveaux revenus, comme beaucoup de grands clubs européens. Cependant, les difficultés rencontrées pour mettre en place un tel projet sont trop nombreuses et le PSG se résigne donc à voir son futur à la Porte de Saint-Cloud, dans son stade historique. Afin de « rêver plus grand » comme l’explique la devise prônée par les dirigeants parisiens depuis le rachat du club par QSI en 2011, le Paris Saint-Germain a besoin de se doter d’infrastructures au niveau de ses concurrents européens.

 

La rénovation pour lEuro 2016, une première étape

En mai 2016, le PSG présente le Parc des Princes rénové après 3 ans de travaux pour l’Euro 2016. En plus de permettre au club de gonfler ses recettes, cela va lui permettre également de pouvoir faire face au fair-play financier. Cette opération a coûté 75 millions d’euros (hors taxe) au club de la capitale. Ce projet est mené par Jean-Claude Blanc, le directeur général délégué pendant trois ans. Il est finalisé dans les temps mais surtout sans ne jamais fermer aucune tribune pour recevoir les matchs de son équipe professionnelle. C’est la grande fierté du club parisien, et c’est la différence avec d’autres clubs de Ligue 1 comme Saint-Etienne ou Marseille avaient été contraints de fermer certaines tribunes.

Afin d’effectuer ce travail de rénovation qui a déjà fait gonfler les recettes de l’enceinte de 20 à 100 millions d’euros lors de la saison 2016-2017, le club parisien a passé un accord avec la Mairie de Paris, propriétaire du stade, afin de disposer d’un bail de 30 ans lui permettant donc d’exploiter le lieu comme ils le souhaitent.

Les dirigeants parisiens doivent tout de même payer un loyer fixe (un million d’euros depuis fin 2014) et donner une part variable. Cette part variable varie en fonction de l’évolution du chiffre d’affaires du club ainsi (ce qui pourrait faire monter la recette totale à environ 1,5 million d’euros) Les variables peuvent devenir de plus en plus importantes à terme. 

« Vous êtes dans le stade du Paris Saint-Germain. On est chez nous et on peut y faire ce que l’on souhaite. On n’est pas propriétaire des murs mais c’est tout comme. »
Déclarait Jean-Claude Blanc lors de la présentation des nouvelles spécificités du Parc des Princes.

Malgré ce contrat, les dirigeants parisiens n’ont pas souhaité changer l’historique du Parc des Princes, qui est plus que précieux pour tous les fans du PSG. Les différents travaux ont été dirigés par l’architecte américain Tom Sheehan. Il s’agissait de refaire la pelouse, qui a été surélevée de 28 cm, d’augmenter légèrement le nombre de sièges dans le stade puisqu’il est passé d’une capacité maximale de 47.676 à 48.583 sièges. Mais aussi le nombre de places dans l’espace « hospitalité » passant de 1200 à 4500 places. Enfin, le gros changement qu’il y a eu grâce à ces travaux est qu’aujourd’hui le stade est entièrement connecté.

 

Lambition dun Parc des Princes à 60 000 places

Le Paris Saint-Germain peut désormais exploiter son enceinte afin de servir ses ambitions. Cependant, il ne s’agissait que d’une première étape car les dirigeants ne comptent pas s’arrêter là. Cette rénovation est un premier pas qui doit mener à un Parc à 60.000 places à moyen terme.

« Mais une chose est sûre, on va travailler à lintérieur du stade, on ne compte pas tout détruire. »
assure Jean-Claude Blanc.

Une bonne chose pour l’avancée de ce projet car l’architecte historique du Parc des Princes, Roger Taillibert, qui connait le stade comme personne, s’opposait à des travaux où l’on devait casser le toit de l’enceinte.

Le club a donc ciblé l’espace laissé libre derrière les deux buts afin d’agrandir le Parc. Il faudrait alors incliner les tribunes de telle façon qu’elles puissent arriver jusqu’au bord de la pelouse, à la manière des stades à l’anglaise. De plus, il faudrait également rallonger le toit afin que chaque siège soit couvert.

En septembre 2017, Jean-Claude Blanc expliquait que l’attribution des Jeux Olympiques 2024 permettrait au club de la capitale d’accélérer sur ce projet. Le club n’était pas complètement dépendant de cette candidature mais il s’agissait d’un atout supplémentaire puisque le Parc des Princes sera un des sites utilisé lors de ces JO 2024. Plus rien ne paraissait freiner ce projet d’un stade à la hauteur des ambitions de la direction parisienne et des réunions étaient même annoncées après février 2018.

Cependant, d’après les derniers échos, le Parc des Princes n’aura pas ses 60.000 places avant les Jeux Olympiques 2024, la faute à plusieurs freins. Le délai est trop court puisque pour de tels travaux il faudrait également revoir l’environnement autour du Parc des Princes (c’est une opération complexe étant donné qu’il faut couvrir le périphérique parisien qui passe juste en dessous du Parc). Cela nécessite des études précises et minutieuses qui demandent énormément de temps. Il est donc difficile voire impossible pour le club de démarrer ce projet avant les Jeux Olympiques.

De plus, le Stade de France va également connaitre certains travaux suite à l’obtention de ces JO 2024, ce qui est un autre frein pour le PSG puisque le club de la capitale ne pourra pas jouer dans ce stade pendant la potentielle durée des travaux au Parc des Princes. Un club de cette dimension doit pouvoir jouer dans un stade d’une capacité similaire voire supérieure si elle se délocalise dans un autre stade.

Enfin, les riverains pourraient être un frein de plus pour le club de la capitale, ils sont excédés par les 48.000 supporteurs parisiens qui envahissent les rues aux alentours du Parc des Princes les jours de match. Ils s’opposent donc clairement au projet d’agrandissement du stade.

Malgré les déclarations des dirigeants parisiens :
« On a choisi de rester ici plutôt que de construire ailleurs, cest un choix fort que lon va assumer. »

Il n’y a donc pas de réelles avancées sur ce projet d’agrandissement du Parc des Princes à 60 000 places et nombreux freins risquent de contrer ce projet.

Le club a toutefois le soutien de la Mairie de Paris sur ce thème puisque la Maire, Anne Hidalgo y est favorable.
Affaire à suivre …

Yann Pougeux

Paris United

GRATUIT
VOIR