à la uneInterviewsLe ClubLes joueurs

L’ambiance au PSG, les choix de Tuchel, son confinement,… Ander Herrera s’est confié !

Actuellement en confinement, Ander Herrera a accordé une interview en visioconférence au journaliste espagnol Aitor Lagunas, sur la chaine Youtube Stadio TV. Le joueur s’est confié notamment sur l’ambiance dans le vestiaire parisien, les choix tactiques de Tuchel mais aussi sur sa vie à Paris. Extraits. 

Ander, comment vas-tu ? Comment est-ce que tu vis cette période de confinement ? Tu me disais juste avant qu’en France vous aviez un peu plus de possibilités de sortir (ndlr: qu’en Espagne) ?

Oui, comme je te le disais, ici ils nous laissent courir si on est seul et avec un justificatif qui indique où est-ce que tu vis, qui tu es, et ce que tu es en train de faire. Au moins, en sortant courir, tu peux respirer un peu d’air frais.

Est-ce que tu maitrises déjà la langue de Molière ? 

Ça va, je me suis lancé dans quelques interviews en français. Si on me parle de football, je ne me débrouille pas trop mal, mais bien sûr si par exemple je dois parler sciences, là c’est plus compliqué.

Comment s’est passée ton arrivée au Paris Saint-Germain ? De l’extérieur on a l’impression que c’est un vestiaire un peu plus complexe que les autres, mais tu es passé par Old Trafford, est-ce que tu as noté des différences ? 

Paris est un grand club, comme Manchester United,  avec plusieurs joueurs qui aspirent au Ballon d’Or chaque année. Je suis très heureux, l’entente est très bonne dans le vestiaire, comme je l’avais espéré. Il y a beaucoup d’hispanophones, et aussi des joueurs que j’ai connu avant en Sélection ou à Manchester United comme Di Maria. Il y a également Keylor (Navas) qui parle castillan, et les brésiliens qui maitrisent bien la langue aussi. C’est un vestiaire spectaculaire. Et même si le championnat est en arrêt je crois qu’on a déjà fait une bonne saison. on verra quand il reprendra.

Sans émettre d’hypothèse sur le futur de Mbappe j’ai l’impression qu’il parle un peu espagnol, non ? 

Oui, oui, il parle espagnol, mais ce n’est pas le seul. Par exemple Kimpembe le parle aussi un peu. C’est vrai que 70% du vestiaire parle espagnol mais j’essaye aussi de m’adapter, de parler avec les français et d’en profiter pour m’améliorer. Comme je le dis toujours, le football nous donne la possibilité de voyager, de connaître le monde. Tout le monde sait ce que nous apporte le football, en terme d’expérience ou même financièrement, on ne va pas le nier, mais il faut aussi en tirer des apprentissages, et apprendre une autre langue est une option fantastique. C’est ce que j’avais fais pour l’anglais, et maintenant je le parle correctement, j’essaye de faire la même chose avec le français.

Comment ça se passe avec Thomas Tuchel ?

Bien ! Je n’aime pas comparer, mais j’ai eu beaucoup de très bons entraineurs et dans les grandes lignes, il me fait penser à Van Gaal. Il aime un football organisé par position, c’est le ballon qui se déplace et le joueur doit être dans ses zones déterminées pour le trouver. Il n’a rien à voir par exemple avec Marcelo Bielsa, un entraineur qui favorise aussi le jeu offensif, mais qui recherche un football en mouvement continu, où tu dois casser les lignes, aller chercher le ballon toi-même. L’exigence qu’il y a à Paris, je ne l’avais jamais connu avant. Ici, gagner est une obligation totale, sinon c’est une tragédie. On a perdu 2-1 à Dortmund. En Ligue des Champions, c’est un résultat correct à l’extérieur.mais ça a été une tragédie absolue. Au retour, la cohésion de groupe était incroyable et ça a donné la victoire.

Au match aller contre Dortmund, le système mis en place par Tuchel vous a-t-il surpris ?

Le système a beaucoup changé pendant toute la saison, mais les gens ne regardent pas beaucoup la Ligue 1. On a joué plusieurs fois avec une défense à quatre, mais avec un défenseur qui s’intègre au milieu de terrain, Au final, on était habitués à ce système. Mais en Ligue des Champions je crois que nous ne l’avions jamais fait. Les gens gardent en tête ces matchs-là, et cherchent la polémique. C’est un entraineur qui aime aussi beaucoup changer le système pendant les matchs. Moi, j’ai été deux ou trois fois latéral droit tout en jouant pratiquement en milieu de terrain.

Te sens-tu à l’aise à ces différents postes ? 

J’aime être utile, j’aime me sentir utile à chaque moment du jeu et de la saison. Je comprends les joueurs qui préfèrent être à un poste déterminé. Moi j’aime apporter, et être utile. Le jour où je me retire du football, je ne veux aucun regret, je veux avoir pu tout donner, avoir apporter le maximum. Si on me place comme latéral j’essaye d’apprendre des latéraux que j’apprécie. Lorsque Mourinho me demandait d’être milieu défensif, j’essayais de m’inspirer des références à ce poste comme Busquets ou Casemiro.

Penses-tu que le milieu de terrain polyvalent, type Gueye, est en train de s’imposer dans le football moderne ? 

Oui, le football a plus de rythme, il a plus de mouvement, physiquement les joueurs sont de plus en plus athlétiques. Et je pense qu’il va être difficile de retrouver des joueurs comme Busquets, un footballeur très spécifique devant la défense, le meilleur du monde à ce poste selon moi. Aujourd’hui on a plus des profils comme le mien, comme Fabian, Gueye, ou Saúl.

Comment est-ce que tu occupes ton temps pendant ce confinement, à part sortir courir ?

J’ai une fille de 4 ans… Ça répond déjà beaucoup à la question ! Et j’ai moi aussi beaucoup d’énergie alors imagines… Heureusement, nous avons une grande maison et donc je lui monte des circuits, je lui prépare des jeux. Au final à 8 heures du soir elle me demande déjà d’aller dormir.

Aimes-tu la vie dans la capitale française ? 

J’adore ! Après Saragosse (ndlr : d’où il est originaire)  c’est pour moi la ville la plus belle du monde. On peut se promener, visiter, même avec nos deux filles. On est en train de vivre une expérience unique. Je veux en profiter au maximum avant de retourner un jour à la maison.

Source: Stadio TV

Paris United

GRATUIT
VOIR