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La « remontada » parisienne : 18 décembre 2008

Après cette belle victoire acquise face au Borussia Dortmund dans le cadre des huitièmes de finale de cette Ligue des Champions, penchons nous sur les soirées européennes passées du club de la capitale. Remontons plus de dix années en arrière et focalisons nous sur un match très atypique de par son scénario et son atmosphère. Le 18 décembre 2008, le Paris Saint-Germain reçoit le Fc Twente et ambitionne à poursuivre son chemin au sein de l’ancienne coupe de l’UEFA. Retour sur une soirée remplie d’émotions.

Renverser la tendance

Elle est bien loin l’époque d’un effectif pléthorique sur chacune des lignes, le Paris Saint-Germain de cette époque est une équipe avec certes des noms moins clinquants, mais de véritables guerriers. Des hommes capables de pallier leurs (gros) déficits techniques par une hargne et une volonté inégalable. Les « stars » parisiennes sont incarnées par des joueurs comme Guillaume Hoarau, Ludovic Giuly ou encore Claude Makélélé. Toutefois, les choix de l’entraîneur vont écarter ses joueurs pour ce match couperet. En effet, Paul Le Guen décide de mettre ses cadres sur le banc mais son ambition est claire, se qualifier pour le prochain tour de la coupe UEFA. Et ce, malgré une quatrième place en poules et la réception d’une équipe néerlandaise déjà qualifiée.

Outre l’aspect sportif important, une véritable atmosphère se crée autour de cette rencontre. Aux abords de l’enceinte parisienne, des heurts éclatent entre groupe de supporters rivaux et autres « hooligans ». Le décor est planté, plus qu’un simple match de football, c’est un combat qui se prépare entre les joueurs de Twente et les hommes de Paul Le Guen. La formule n’est pourtant pas si simple et notamment sur le plan comptable. Pour pouvoir rêver du prochain tour, le PSG doit terrasser l’ennemi batave tout en inscrivant un but de plus que les Espagnols du Racing Santander, opposés dans le même temps, aux Skyblues de Manchester City. Un exploit hypothétique au moment du coup d’envoi dans un Parc des Princes à peine rempli mais extrêmement bruyant à l’image des « Lutèce Falcos » rassemblés en tribune Auteuil et prêts à soutenir leur équipe.

Un match dingue

Le PSG se présente avec un onze composé de ; Mickaël Landreau, Marcos Ceara, Mamadou Sakho, Zoumana Camara, Sylvain Armand. Au milieu de terrain on retrouve ; Fabrice Pancrate, Jérémy Clément, Stéphane Sessegnon et Gregory Bourillon. Sur le front de l’attaque une association assez inédite composée de Peguy Luyindula et Mateja Kezman. La rencontre commence sur un rythme effréné et les joueurs de Steve McLaren manquent de peu l’ouverture du score dés la troisième minute de jeu par l’intermédiaire de leur jeune international autrichien, Marko Arnautovic. L’actuel joueur du Shanghai SIPG fait mal à la défense parisienne et se procure d’énormes occasions, sans toutefois les concrétiser.

Source : lexpress.fr

La première réaction parisienne est à mettre à l’initiative de Jérémy Clément, auteur d’une énorme frappe du droit qui flirte avec la lucarne du gardien de Twente. Les Parisiens poussent et croient en leur chance. Une chance qui va se provoquer dés la huitième minute de jeu. Les deux centraux néerlandais s’entrechoquent et Luyindula ne se fait pas prier, le numéro 8 du PSG fusille les cages adverses. Paris mène 1 but à 0. Un avantage rapidement doublé avant la demi-heure de jeu à la suite d’une incursion rapide de l’international béninois, Stéphane Sessegnon qui permet aux siens d’y croire encore un peu plus. Par cette avantage de deux buts, la qualification est virtuellement acquise mais l’espoir ne sera que de courte durée. En effet, Santander mène également par deux unités d’avance après un but d’Oscar Serrano à la trentième minute. Après une ultime alerte bien repoussée par Landreau, suite à une belle frappe de Cheick Tioté, les Parisiens rentrent aux vestiaires tout en sachant qu’il faudra de nouveau marquer en seconde période.

Dés la 52ème minute, Sylvain Armand effectue une incroyable remontée de balle mais la finition n’est pas au rendez-vous pour l’avant-garde parisienne. D’autant plus que le scénario se complique avec le troisième but inscrit par les Espagnols du Santander, peu avant l’heure de jeu. Une 60ème minute maudite pour les Rouge et Bleu. Après une faute de Braafheid sur Luyindula, le PSG obtient un penalty précieux et c’est Kezman qui décide de s’en charger. Malheureusement le numéro 14 voit son penalty repoussé. Le ciel s’écroule au Parc. Conscient de la nécessité de marquer à tout prix, Le Guen décide de lancer Hoarau et Giuly. Le Réunionnais ne tarde pas à se procurer une belle occasion repoussée par le portier adverse. Le Paris Saint-Germain pousse, Hoarau est intenable, son centre de la 71ème manque de peu de trouver la tête de Luyindula.

L’euphorie puis la délivrance

S’il y a bien un homme soucieux de se rattraper c’est le Serbe, Mateja Kezman. Il est d’ailleurs l’auteur du troisième but parisien sur un centre tendu venu de la droite. Le PSG est à ce moment là, revenu à hauteur de son véritable adversaire sur soir, le Racing Santander. Le destin est en marche, Luyindula s’arrache quelques minutes plus tard, dribble le gardien de Twente et pousse le ballon dans le but vide, 4 à 0.

Source : planetepsg.com

Paris entrevoit clairement la porte de sa qualification. Une qualification acquise après la réduction du score des Citizens. Le Paris Saint-Germain a su inverser la tendance et se qualifie pour les seizièmes de finale de cette coupe de l’UEFA, édition 2008-2009.

Encore à ce jour, ce match reste ancré dans tous les esprits des supporters parisiens, tellement le scénario fut incroyable. Une belle preuve d’unité et de dépassement de soi que les Parisiens ont su réitérer le 11 mars dernier.

 

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