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Marquinhos : « Pour gagner, il nous faut un grand Neymar »

Repositionné épisodiquement au poste de numéro 6 par Thomas Tuchel depuis le début de saison, le défenseur brésilien et vice-capitaine parisien Marquinhos fait le point sur l’encourageante première partie de saison du PSG et les échéances à venir, dans les colonnes du Parisien. Morceaux choisis.

 

Manchester United, « un tirage difficile »

« Manchester est une grande équipe avec de très bons joueurs et un entraîneur qui a déjà gagné la Ligue des champions [A l’heure de l’interview José Mourinho n’avait pas encore été limogé NDLR].
Il sait comment faire pour aller au bout. Mais il faut passer par là si on veut aller loin. Il faudra se concentrer sur les détails car cela passe toujours par là. Ce sont deux matchs où il faudra être concentré à 150 %. Manchester a une philosophie différente de la nôtre mais on fera le maximum. »

 

Le PSG favori ?

« Il ne faut pas tomber dans ce piège-là. Dans le foot, on sait qu’il y a différentes périodes et tout peut aller très vite. En ce moment, on fait des bonnes choses mais il y a quelques mois, nous étions moins en confiance et toute la presse pensait que nous allions être éliminés. On a déjà connu des saisons où nous étions très bons au début du parcours de Ligue des champions avant de perdre en huitième ou en quart de finale. Je répète à mes coéquipiers qu’il faut rester concentrés toute la saison. Il faut surtout grandir et évoluer lors de la deuxième partie. »

 

Comment garder le rythme jusqu’en février ? « Gagner tous les matchs »

« C’est surtout mental. Il faut qu’on se le mette bien en tête. Après la trêve viennent très vite des matchs de coupes et de championnat, il faut qu’on enchaîne des victoires et des bons entraînements. On doit gagner en qualité de groupe pour arriver au top dans les matchs décisifs de Ligue des champions. »

« Ce sont des challenges. Il faut savoir exactement quel est l’objectif à chaque match. On sait qu’on veut gagner les titres nationaux et aller toujours plus loin en Europe. On ne va pas réfléchir pour savoir si le championnat pourrait être meilleur ou non. On doit essayer de gagner tous nos matchs. »

 

La poule de Ligue des champions ? « Chacun a pris ses responsabilités »

[…] « On était dans un moment difficile au niveau des points, le groupe était très serré. Il y avait des choses sur le terrain qui n’auraient pas dû se passer. Le coach a fait des rappels importants, il nous a montré précisément des choses. Nous nous sommes aussi beaucoup parlé. Comme des hommes qui veulent aller chercher quelque chose de grand. Entre nous, des vérités ont été dites, tout le monde savait qu’on pouvait faire mieux. Chacun a pris ses responsabilités et des choses ont changé surtout dans l’attitude sur le terrain. Les qualités et la technique, on savait qu’on les avait mais dès que tout le monde s’est mis à avoir la même mentalité et le même état d’esprit, on a pu faire de grandes choses. »

 

La patte Tuchel ? Il « aime varier les tactiques »

« Je n’avais pas vu cela avant. Souvent dans les grands clubs, il y a des philosophies installées avec des tactiques bien établies et c’est l’adversaire qui s’adapte. Tuchel aime varier les tactiques et les systèmes selon l’adversaire. On travaille toujours spécifiquement le prochain match. »

« Il a sa touche et sa philosophie. C’est un coach très clair, lorsqu’il a quelque chose à dire, il le fait. Vous ne le voyez peut-être jamais énervé mais nous, on connaît ! Il a une deuxième personne en lui (rires). On le voit quand même plus souvent joyeux et content, il rigole, parle beaucoup avec nous. Mais le moment où il faut serrer le poing et tirer les oreilles des joueurs, il le fait aussi. »

« C’est une question de concentration et d’état d’esprit. Il faut faire en sorte que tout devienne automatique, qu’on ait le ballon ou pas. Cela demande de réfléchir comme une équipe. Lorsqu’on est haut, il faut que toute l’équipe soit en bloc pour que les joueurs offensifs puissent presser. Quand on joue plus bas, il faut que les attaquants viennent fermer les espaces au milieu. Ce n’est pas forcément celui qui perd le ballon qui doit le récupérer, un autre peut aussi faire le premier pressing. Tout cela a été dit et nous a fait du bien. »

 

Son positionnement en 6 ? « J’ai pris confiance »

[…] « Il m’a dit qu’il avait besoin de quelqu’un pour sécuriser son milieu de terrain. Il a vu en moi les qualités pour le faire. J’y avais parfois joué au centre de formation mais ce n’est pas le poste où je me sens le plus à l’aise. Depuis, il m’a beaucoup parlé, beaucoup montré de choses à la vidéo que je pouvais améliorer. Ses adjoints m’ont aussi beaucoup aidé. »

« C’est normal qu’en découvrant quelque chose de nouveau, ce soit un peu difficile. Mais j’ai pris de la confiance, j’ai joué quelques bons matchs et le coach m’a donné beaucoup de confiance. Il essaie de me mettre dans un rôle où je me sens le plus à l’aise. Cela ne me dérange pas de faire des efforts pour l’équipe. Il sait où je me sens le plus à l’aise, là où j’aime le plus jouer mais je préfère penser d’abord à l’équipe qu’à moi. C’est une mentalité, une façon de penser toujours à l’équipe. C’est l’exemple que je veux montrer à mes coéquipiers. »

Neymar ? « Sa meilleure période »

« Je pense qu’il traverse sa meilleure période depuis qu’il est à Paris. Il fait vraiment des différences et réalise de grandes choses. Il fait des efforts extraordinaires à la fois offensivement et défensivement. Il a eu une année d’adaptation. On sait que c’est dur de déménager, d’apprendre la langue, de créer des relations dans le club. Cette deuxième année, on le voit content, très bien sûr le terrain. Tant mieux, pour gagner il nous faut un grand Neymar et tout un groupe au top. »

Tous propos recueillis par Le Parisien
Morceaux choisis par Thibault Girardet pour Paris United

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