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Interview de David Rathgeber : « J’ai le Parc des Princes dans la peau »

« Ici, on suce pas les feuilles ! », telle est la devise de David Rathgeber, Chef-propriétaire de l’Assiette, dans le 14ème arrondissement de Paris. Ancien chef étoilé, formé par Alain Ducasse, Gérard Vié ou encore Guy Legay, cet auvergnat d’origine est un grand supporter du PSG. Ancien membre des Boulogne Boys, il se rend encore au Parc, en tribune Paris, avec ses compères bougnats (communauté aveyronnaise et auvergnate de Paris). 

Cinq minutes, c’est le temps que j’ai eu pour m’entretenir avec le Chef au téléphone –  débordé: « C’est toujours la course ! Toujours de l’intensité, comme au foot c’est pareil ».

Quel est ton parcours de supporter ?

David Rathgeber : « J’étais partie Boulogne, j’ai passé quelques années au Boulogne Boys. Il y avait Giscard (ndlr Eric Bidault, fondateur des Gavroches), Philippe Pereira (ndlr ancien porte-parole des Indépendants de Boulogne) . Mon premier abonnement c’était en 1991. Je me suis arrêté avec les BB, en 1999, avec mon départ à New-York. Mais j‘ai quand même gardé mon abonnement, je faisais des allers-retours tous les trois mois. Dès que je pouvais, j’allais au match. Je suis en tribune Paris maintenant, je suis un ancien… j’ai 47 ans. Si j’étais à Boulogne, c’est parce que ça a été un des premiers KOP du PSG. Et j’ai aussi joué au foot, jusqu’en National, j’aime la tactique, la technique, ça m’arrive même d’entrainer des équipes de jeunes quand j’ai le temps. Je suis issu de l’INF de Vichy, donc j’ai joué avec Hubert Fournier. J’ai fait la Gambardella. A onze ans on m’a détecté. Quand j’étais à Vichy, j’ai signé un contrat de stage. Du coup, je jouais au Parc des Princes, dix matchs en levée de rideau – j’ai eu comme un coup de foudre ! A douze ans j’ai eu le maillot de Safet Sušić. C’est à dire que dans ma chambre de sport-études, j’avais les posters de Michel Bibard, Mustapha Dahleb, Toko, Michel N’Gom, Baratelli, Luis Fernandez… je suis vraiment de cette génération. » 

Que penses-tu du Parc actuellement ?

« Je suis content que les quataris soient arrivés, qu’il y ait des beaux joueurs, du beau jeu. Mais c’est plus mon PSG. Bien-sûr, que le Parc d’avant me manque. Il y a eu des choses qui ont été dures, il y a eu des morts, ça a été compliqué. Mais je suis vraiment très content qu’il y ai le CUP maintenant, que le Virage Auteuil revive. Ça me rappelle pleins d’anecdotes, ça me met du baume au coeur, fait ressortir des émotions. Et surtout, je suis très fier de ce virage-là, qui chante très fort à l’étranger. Aujourd’hui, si le PSG revient sur le devant de la scène, c’est en partie grâce à eux. Bravo pour ce travail ! On a eu des moments de galères au PSG pendant des années, mais on est toujours là, quand on est un vrai supporter. Je reste malgré tout un ultra dans l’âme. J’ai le Parc des Princes dans la peau, avec le bouledogue des Boulogne Boys tatoué, Old School Paname #photo tatouage#. Je garde un oeil sur ce qui s’y passe (ndlr Block Parisii et Paname Rebirth), on aimerait bien que ça revienne. »

Connais-tu d’autres bougnats en tribune ?

« Ils sont tous avec moi en tribune Paris, que des patrons de brasserie. Quasiment tous les bougnats supportent le PSG. On a nos petites habitudes, on est tous des anciens de Boulogne ou d’Auteuil d’ailleurs. On se retrouve avant, manger un bout,  et on va voir le match. On est plus aussi foufou qu’avant, mais on chante toujours. Moins, mais on est là (rires). » 

Quelle est ton idole ?

« J’ai jamais été un fan hystérique, j’ai pas trop d’idoles. Autant moi, j’ai adoré Valdo, Raí, Ginola, Pauleta, je les ai tous aimé. Celui que j’aime énormément, aujourd’hui, c’est el Matador, c’est Edinson. Cavani n’a pas le même statut que les autres, on parle du meilleur buteur du club là ! »

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