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Interview Marquinhos BeIN Sports : « La Ligue des Champions, on y croit vraiment. Après croire et l’avoir il y a beaucoup de différences. »

Dans un long entretien, Marquinhos nous parle de sa carrière. Il évoque son nouveau positionnement et il annonce ses objectifs avec le Paris Saint-Germain et le Brésil.

Vanessa Le Moigne : Marcos Aoàs Corrêa de votre vrai nom, vous êtes né le 14 mai 1994, au Brésil, à Sao Paulo, jusqu’ici je ne dis pas de bêtises. Votre papa était commerçant et votre maman était professeure. Et comme tous les petits brésiliens, vous êtes né un peu avec un ballon dans les pieds sauf que vous avez une spécificité, c’est qu’à la base vous votre passion c’était d’être gardien de but, c’était votre rêve.

Marquinhos : C’est vraiment ça. Au Brésil c’est comme ça, je pense que la majorité des enfants, leurs premiers cadeaux c’est un ballon de foot mais moi j’avais des cousins qui étaient plus grands et ils jouaient au foot déjà. J’étais le cousin le plus petit et généralement au Brésil le plus petit, soit il est en défense soit il est au but.

VLM : Et du coup vos idoles ce n’était pas Ronaldinho, ce n’était pas Romario, c’était Taffarel ou Dida c’est ça ?

Marquinhos : Aussi aussi, c’était un plaisir pour moi, j’ai commencé comme gardien de but dans la première petite école où je suis allé au Brésil. Mais mon premier entraînement le coach a vu des qualités sur moi et il a dit que je ne pouvais pas continuer comme gardien de but. Il fallait que je joue comme un joueur de champ. J’ai fait un accord avec lui en disant qu’il me faisait jouer 2-3 matchs comme un joueur de champ et après 1-2 matchs comme gardien de but et il a dit ok. Au début on a fait comme ça et après je suis resté un joueur de champ.

VLM : Comme quoi décidément, on va en reparler tout à l’heure mais vous vous faites souvent remplacer par les entraîneurs. Ils vous font changer de poste.

En 2002, vous avez 8 ans quand le Brésil remporte la Coupe du monde face à l’Allemagne grâce à Ronaldo. C’est ça votre premier souvenir d’un Mondial j’imagine ?

M : Ouais c’est là où ont commencé mes souvenirs de foot. C’est une belle mémoire, un beau moment que j’ai passé en famille, avec les amis. Le Brésil avait une équipe vraiment très très forte et c’était trop bien. Je voyais tout le Brésil en fête. Nous on était à la rue, on jouait avec nos amis, on voyait le match tous ensemble et c’est là qu’ont commencé mes souvenirs de foot. Avant je pense que les enfants allaient plus dans la rue avec un ballon, maintenant il y a les iPads, les téléphones et je pense qu’avec le foot, avec le sport, avec beaucoup d’émotions que l’on peut créer. De cette passion des enfants, on peut avoir un rêve comme cela s’est passé chez moi et mon grand objectif comme joueur c’est de vivre des bons moments que j’ai rêvés quand j’étais petit. Faire passer aussi la passion et le rêve pour les autres enfants qui viennent de commencer.

VLM : Pour faire sortir le football des stades, c’est important. Vous rejoignez les jeunes de Corinthians, un des grands clubs de Sao Paulo. Pourquoi ce club plus qu’un autre ?

M : Parce que mon frère jouait là-bas. Mon frère a 4 ans de plus que moi et il était au centre de formation des Corinthians et son coach a été mon coach aussi de ma catégorie. J’allais le voir jouer, j’allais regarder ses matchs et ma mère a parlé avec le coach et ils m’ont dit de venir faire un test et c’est pour ça que j’ai commencé à Corinthians.

VLM : Toute votre jeunesse vous allez la passer chez les Corinthians, puis en 2012, vous avez à peine 18 ans et Tite décide de vous faire rejoindre l’équipe première. Alors, elle est juste incroyable cette histoire parce que vous avez forcément un lien particulier avec lui, c’est votre sélectionneur aujourd’hui en équipe nationale. Il représente quoi pour vous ce monsieur ?

M : Le destin a mis Tite sur mon chemin, c’est une personne très importante. C’est la personne qui m’a fait monter en équipe première de Corinthians, qui m’a donné l’opportunité. Et maintenant c’est une personne très importante pour moi car c’est mon coach en Sélection. C’est un coach qui a beaucoup de confiance en moi et on sait que c’est très important les choix d’un coach pour un joueur, pour un jeune joueur qui est en centre de formation. C’est lui qui m’a donné cette opportunité alors c’est une personne et un coach très spécial pour moi.

VLM : Juste, vous avez 18 ans, vous jouez quelques matchs en tant que remplaçant aux Corinthians au Brésil et donc la Roma qui vous repère, qui vous fait venir. Comment vous avez vécu ce grand chamboulement dans votre vie et cette arrivée en Europe ? Ça a été compliqué au début ou pas ? Le climat ce n’est pas le même.

M : Ouais, c’est difficile, ce n’est pas facile, je crois que cette première transition d’un joueur de foot quand il sort d’où il habite, d’où il a ses amis, sa famille… Après il se retrouve tout seul en Europe, à 18 ans tu es tout jeune, tu dois faire des choix, beaucoup de choix. Tu dois vivre ta vie comme une personne de 30-35 ans et ce n’est pas aussi facile, les deux premiers mois sont vraiment très difficiles. La chaleur de tes amis, de ta famille te manque, d’avoir ta mère, ton père à tes côtés, quand tu veux. Au Brésil j’allais à l’entraînement, je revenais à la maison il y avait ma mère qui me faisait à manger, tout le monde était là, mes frères aussi. A un moment donné tu te retrouves tout seul en Italie ce n’est pas facile mais c’était un rêve, je vivais mon rêve et je savais qu’il fallait passer par la.

VLM : Vous allez vous adapter super vite, vous allez très vite être titulaire à la Roma, les supporters vont tomber littéralement amoureux de vous, ils vous chantent des chansons, en même temps qu’à Francesco Totti. Vous êtes resté qu’une seule saison, quelle relation avez vous avec les supporters ?

M : Oui c’est vrai, c’était une relation très forte. Au moment ou l’équipe n’allait pas très bien mais j’arrivais à maintenir mon niveau de performance. Je pense que cela a été un choc pour eux parce que j’étais un jeune prometteur et ils n’ont pas beaucoup vu de matchs au Brésil pour savoir que j’étais un bon joueur, un joueur talentueux. Alors quand j’arrive et que j’ai mes premières opportunités j’essaie juste de montrer que j’avais mes valeurs, et plus les matchs passent, plus j’arrive à grandir et gagner en expérience. J’arrive à enchaîner des bons matchs même si ça a été qu’une saison à la Roma, les tifosi de la Roma sont vraiment chaleureux et je pense que j’ai vécu un très bon moment là-bas avec les supporters, avec les amis que j’ai laissés là-bas. Cela a été une année, une saison mais très chaleureuse.

VLM : Une saison et c’est l’Europe qui vous repère. Manchester CIty et Chelsea qui sont sur les rangs et vous filez au Paris Saint-Germain. Pourquoi ? Est-ce que c’est Leonardo qui a su trouver les mots ? C’est la fibre patriotique entre guillemets ?

M : Lui aussi cela a été une personne très importante pour moi. C’était le dernier joueur qu’il a fait venir ici, au Paris Saint-Germain. Cela été vraiment entre ses mains et il a fait un très bon travail. Il m’a montré le projet de Paris Saint-Germain, il m’a montré les ambitions que le club avait et c’est tombé magnifiquement avec mes objectifs, sur ce que je voulais. Il y avait de très grands joueurs ici et cela m’a fait plaisir de rejoindre de très grands joueurs, notamment une personne que j’ai comme exemple, un grand ami que j’ai comme Thiago. Je pense qu’il y a eu beaucoup de choses qui m’ont favorisé pour que je vienne ici.

VLM : Il y a une vraie tradition des joueurs brésiliens au Paris Saint-Germain, Rai, Ronaldinho, Neymar, vous parlez aussi de Thiago Silva. Est-ce que cette tradition fait du PSG un grand club au Brésil ? Est-il perçu comme ça là-bas ?

M : Oui, même avant avec Rai, Ronaldinho? Valdo et beaucoup d’autres Brésiliens, il y avait ce lien entre Paris et les Brésiliens. Alors l’histoire elle continue et de plus en plus les matchs de Paris  Saint-Germain sont en direct là-bas. De plus en plus on voit les maillots du Paris Saint-Germain dans les rues au Brésil et ça me fait vraiment plaisir parce que c’est mon pays et ici c’est mon club et il y a cette union entre les deux, on est très heureux.

VLM : En tout cas vous parlez super bien français maintenant. Il y a le français de tous les jours et le français du vestiaire. C’est plein de mot en verlan maintenant, c’est quoi votre mot préféré ?

M : Cimer

VLM : Aujourd’hui vous vous sentez parisien ? Sans parler du club est-ce que vous vous sentez vraiment parisien ?

M : Oui, c’est ma 6ème année ici. J’ai beaucoup de choses qui se sont passées ici. Je pense notamment quand je suis arrivé et maintenant. Toutes ces années que j’ai passées, comment j’ai changé, comment j’ai grandi, comment j’ai évolué et voilà, six ans dans une vie c’est vraiment beaucoup. Quand tu es 6 ans dans un pays, dans une région, tu apprends beaucoup de la culture. Y’avait beaucoup de choses que je voyais et j’ai pris pour grandir avec moi. J’ai eu mes enfants, oui je me sens Parisien. Il y a beaucoup de bonnes choses que je vais amener avec moi.

VLM : Vous savez combien de matchs vous avez disputé avec le PSG ?

M : 260…

VLM : Ah non désolé… 234 matchs, ce qui fait de vous le deuxième joueur brésilien. A la troisième place vous savez qui il y a ? Il y a Lucas Moura, 229 matchs. Vous l’avez dit c’est celui qui vous a accueilli à votre arrivée à Paris. Vous étiez très proches et ça vous a déchiré le coeur quand il est parti du coup à Tottenham. Cela a été une grosse perte pour vous ?

M : Ouais c’était une grande perte pour moi, un moment difficile mais bon cela a été important pour lui. Comme je l’ai dit la situation dans laquelle il était, il fallait un changement et un ami on veut le voir à notre côté mais on veut le voir à notre côté heureux et il fallait qu’il fasse des changements, des choix. Et dans sa vie, comme je le disais tous les jours, peu importe le choix que tu vas faire on sera toujours ensemble et on va amener tout ce que l’on a passé ici pour toute notre vie et c’est ça que l’on fait. Aujourd’hui je le vois content, il joue et pour un joueur de foot c’est très important de jouer, d’avoir l’opportunité de montrer son talent et son travail. Tout est bien mais c’était une perte importante.

VLM : Ça fait donc 6 ans que vous êtes à Paris, 6 ans qui vous ont permis d’étoffer votre palmarès. 4 Ligues 1, 5 Coupes de la Ligue, 4 Coupes de France, 4 Trophées des Champions. Malgré vos 25 ans, vous êtes un des tauliers du club désormais, mais il vous manque un truc, le truc pour lequel vous êtes venu au Paris Saint-Germain, c’est la Ligue des Champions. Je vais vous demander très simplement, en toute honnêteté, est-ce que vous y croyez vraiment ?

M : Oui, oui on y croit vraiment. Après croire et l’avoir il y a beaucoup de différences. Le début de chemin passe par là, il faut y croire pour avoir ça comme objectif personnel, pour le club et collectivement. Si nous on y croit pas, personne d’autres n’y croira pour nous et voilà, il faut vraiment y croire, le vouloir et faire les choses pour qu’elle arrive.

VLM : On dit j’aime bien les dictons, on dit que c’est dans les défaites que se construisent les grands victoires. Du coup quand on vécu la remontada, on peut se dire que ça va forcément être une très grande victoire.

M : C’est une cicatrice qui est cicatrisée déjà. Oui c’est vrai, c’est après une défaite que l’on réfléchit, plus facilement qu’après une victoire. Quand les victoires s’enchaînent, tu ne t’arrêtes pas pour voir sur quoi tu peux grandir mais quand la défaite arrive elle te fait mal, elle te fait réfléchir et grandir surtout. Depuis quelques saisons, on a eu des moments de difficultés, on grandit, on est dans le bon chemin.

VLM : Voilà ce que dit Thomas Tuchel de vous : « Marquinhos est très fort à tous les postes. C’est un des meilleurs défenseurs du monde. Mais aussi un des meilleurs milieux du monde actuellement. C’est un joueur incroyable qui doit et qui veut toujours s’améliorer. » Incroyable quand même, ça doit faire plaisir.

M : Oui ça fait plaisir. Surtout quand c’est ton coach. Surtout quand c’est lui qui est en train de faire un très grand travail et il dit ça à la presse sur toi ça veut dire qu’il a beaucoup de confiance. Ça me donne l’envie, ça me donne aussi la motivation de continuer à vouloir progresser. Il l’a dit à la fin de la phrase, voila, je retiens surtout ça. Je suis quelqu’un qui n’essaie pas de m’arrêter sur ma progression, sur mon évolution. Je sais que je peux toujours grandir et améliorer des choses. En début de saison, on ne pensait pas à être comme ça, comme il a dit peut être un des meilleurs milieux du monde. Moi même je ne le pensais pas. C’est les performances, le travail, l’évolution, la maturité, c’est l’expérience qui m’ont donné la confiance et la sécurité pour que je puisse faire des gros matchs.

VLM : Vous avez commencé gardien de but, avant d’être replacé défenseur, maintenant vous jouez milieu de terrain, vous avez envie de jouer attaquant ou pas ? (Tremble Neymar)

M : C’est peut être trop.

VLM : Vous seriez prêt à la faire ?

M : Toujours toujours !

VLM : Pour le moment ça vous réussit de jouer milieu de terrain, face à Manchester, 90% de passes réussies. Dans le vestiaire on vous surnomme « Kaiser Franz » en hommage à Franz Beckenbauer, qui était comme vous un joueur polyvalent, capable de jouer en défense ou milieu de terrain, une belle reconnaissance. Mais vous aujourd’hui, à quel poste vous préférez jouer ?

M : C’est difficile maintenant, c’est vrai que je prends du plaisir dans tous les postes maintenant. Avant j’avais une préférence pour la défense mais maintenant avec le coach, toute la philosophie qu’il nous a apportés, qu’il nous a ramenés, il nous a sortis de notre zone de confort. Maintenant, les trois derniers matchs que j’ai fait j’ai joué dans trois positions différentes, j’ai joué en défense, après au milieu, après à 3 derrière comme défenseur droit. Tous ces matchs j’ai pris énormément de plaisir et voilà parfois quand je joue en défense je veux faire plus, j’essaie de faire plus, de faire des passes en profondeur. Et quand je joue en milieu de terrain je veux aider mes coéquipiers en défense. Voila, je pense que maintenant je prends du plaisir dans tous les postes sur lesquels il me met sur le terrain.

VLM : Cet été si tout va bien, on va passer l’été avec vous sur BeIN Sports, il y a la Copa America qui arrive. Et le Brésil c’est important pour vous on en a conscience, c’est important pour vous d’aller la chercher cette Copa America ?

M : Oui c’est important, c’est important de faire un bon travail, c’est important de donner une bonne réponse après la Coupe du monde. Maintenant on a une opportunité chez nous. On sait comment ça se passe quand ça se passe chez toi, on a une grande responsabilité et une grande pression. Il faut transférer tout ça par le bon côté, nous tirer vers le haut, avoir de la motivation pour aller la chercher parce que quand tu mets le maillot du Brésil il faut vouloir gagner, aller tout en haut du tableau et ça sera notre objectif pour cette Copa.

VLM : En plus c’est à domicile vous l’avez dit. On a la sensation qu’à chaque blessure de Neymar le Brésil tremble. Là est-ce que c’est le cas ? Est-ce que vous avez peur par rapport à la Copa America ?

M : C’est un joueur qui est très important. Comme avec Paris, le blessure d’un grand joueur comme ça, cela fait toujours mal mais bon on a des grands joueurs et j’espère qu’il sera bien d’ici là pour nous apporter de grandes choses dans cette Copa America. C’est un joueur important, c’est notre capitaine de l’équipe nationale et on connaît l’importance qu’il a sur le terrain. Si il est sur le terrain on sera tous heureux.

VLM : Vous êtes papa désormais, et être papa ça change la vie. Il y a des choses qui nous touchent un petit plus, vous êtes investi maintenant dans une association. Il y a votre association qui s’appelle M5 et puis vous bossez aussi avec une autre qui s’appelle Flamant et qui a un projet bien précis que vous avez envie de mettre en place au Brésil. Est-ce que vous pouvez nous en parler ?

M : C’est un projet qui est arrivé pour moi et quand le projet est arrivé j’ai dit tout de suite oui. On sait comment se passe l’enfance, certains enfants ont plus de difficultés, on peut avoir l’opportunité de redonner ça pour un enfant. Je ne réfléchis même pas parce qu’on essaie de donner tout ce qu’on nous a apportés quand j’étais petit et je me mets à leur place. Cela a été un projet qui m’a donné l’opportunité.

Un tee-shirt acheté c’est un dîner pour un enfant dans n’importe quelle partie du monde. Mon action sera localisée au Brésil.

VLM : C’est votre maman qui s’en occupe ?

M : Oui c’est ma mère qui s’occupe de toute cette partie sociale pour moi et quand est venue l’opportunité de ce projet avec Flamant j’ai pensé tout de suite à ma mère. Elle a mimé et on essaie de mettre en place ça maintenant cette année au Brésil et aider les enfants c’est surtout ça.

VLM : C’est le moment critique de l’interview, est-ce que vous avez dit toute la vérité, rien que la vérité ?

M : Oui toute la vérité

VLM : Ça tombe bien parce que c’est l’heure de l’interview vérité. Est-ce que tu connais Talal el Karkouri ou pas ?

M : Non

VLM : Ancien défenseur, d’origine marocaine, du club et quand tu es arrivé tout le monde a dit c’est ton sosie.

M : Ça ressemble (rires)

VLM : Est-ce que tu préférerais gagner la Coupe du monde avec le Maroc où jouer pour le Brésil sans jamais rien gagner ?

M : Le Brésil c’est mon pays, le Maroc c’est mon deuxième pays, j’ai un grand amour maintenant pour le Maroc avec toutes ces blagues. Il n’y a pas de lien familial avec le Maroc mais il y a un grand amour et une grande admiration quand même.

VLM : Le plat que tu voudrais manger tous les jours mais que le diététicien du club t’interdit ?

M : Moi j’aime bien le sucré, chocolat et tout ça, des bonbons mais je dois faire attention avec ça.

VLM : On écoute quoi en ce moment dans le vestiaire ?

M : Un peu de tout, un peu de latino, un peu de rap français. Notamment les joueurs français parfois ils s’amusent comme DJ, après il y a Dani aussi qui met un peu de Latina.

VLM : Youssoupha tu connais ?

M : Non..

VLM : Qui est le plus drôle dans le vestiaire ?

M : Di Maria il est drôle.

VLM : Le meilleur danseur ?

M : Marquinhos

VLM : Celui qui a le meilleur style ?

M : Le meilleur style, Daniel Alves

VLM : Le plus beau ?

M : Marquinhos

VLM : Le plus moche ?

M : Di Maria

VLM : Si tu pouvais avoir un super pouvoir ça serait quoi ?

M : C’est bien d’avoir un super pouvoir mais je pense de donner et aider aux gens qui ont besoin.

VLM : Qu’est ce que tu détestes faire ?

M : Du shopping

VLM : C’est quoi ton pire défaut ?

M : Des fois peut-être trop tranquille

VLM : Ta plus grande qualité ?

M : Je suis un grand observateur et j’analyse bien les situations

VLM : On doit t’enlever une qualité, tu n’as pas le choix, tu gardes ton talent pour le foot et tu es super moche ou tu es ultra beau gosse et tu es nul au foot, tu prends quoi ?

M : Je garde mon talent au foot et je suis super moche, mais pas autant que Di Maria (en rigolant).

VLM : C’est quoi le numéro le plus connu dans ton téléphone ?

M : Carole

VLM : On t’offre la chance de pouvoir rejouer avec Lucas mais seulement si vous signez tous les deux à l’OM, tu fais quoi ?

M : Je déteste Lucas

VLM : Dernière question, c’est quoi ton plus grand rêve ?

M : Sportivement, de gagner la Champions League avec Paris, et de gagner la Coupe du monde avec le Brésil. Personnellement, c’est d’avoir une belle et grande famille dans une bonne santé. Comme j’ai dit aider les gens comme je peux. Il y a Dieu qui me donne beaucoup de bonnes choses et aider les gens c’est un grand rêve que j’ai pour ma carrière et pour ma vie.