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Eric Maxime Choupo-Moting : « Je pense qu’on dispose du meilleur secteur offensif du monde »

Dans un nouvel entretien à France Football, l’attaquant camerounais du Paris Saint-Germain, auteur d’un superbe doublé lors de la confrontation face au Waasland-Beveren le 17 juillet dernier, s’est exprimé quant à son statut au sein du vestiaire du club. Retranscription.

« On est un groupe soudé »

Il y a eu tellement de stars passées ou qui sont encore dans le vestiaire que recruter un joueur « normal » paraît étrange. C’est oublier l’essence même de ce sport que de penser ainsi. Le profil d’Eric Maxime au Paris Saint-Germain est donc aussi atypique qu’inattendu. Inattendu puisqu’au fond il reste un bon voire très bon joueur par moments. Il a été décrit comme un joueur technique et fiable dans un entretien avec Richard Naha il y a environ deux ans.

« Il y a bien sûr beaucoup de stars ici. Mais je me sens comme un homme normal. C’est clair que ce sont de très grandes stars mais je suis normal avec eux, on s’entend super bien. Je ne me sens pas à part, ou différent des autres dans ce vestiaire […] Mon but est d’être heureux, content, même si parfois ça ne va pas trop bien. Je me dis toujours qu’on peut tout régler. Je suis ouvert, même pour les journalistes. Je n’ai pas envie de faire des interviews à chaque fois, mais je ne suis pas un joueur qui ne va pas parler. C’est mon naturel, je suis comme ça… »

Un naturel à toute épreuve

Un optimisme et une bienveillance naturelle se faisant malheureusement rares dans le football actuel, une doctrine à laquelle Eric Maxime ne déroge jamais. Lorsqu’on lui fait remarquer qu’il a l’air de s’intéresser à tout le monde, il répond sincèrement que peu importe la personne, « je traite tout le monde de la même façon ». « Si c’est un jeune qui n’a jamais joué ou si c’est un ancien qui a fait 500matches pour le club, je ne change pas, je reste moi-même ».

Une façon d’être très louable, dans un vestiaire composé de stars. Malgré cela, il a réussi à se faire une place dans le cœur du Parc et du vestiaire. « Après deux semaines ici, c’étaient des coéquipiers et même des amis parce qu’on s’entend très bien, qu’on rigole ensemble. Et puis, ils m’ont très bien intégré aussi. C’était facile pour moi » et c’est visiblement le cas du vestiaire selon ses dires, où le joueur se sent « très bien accepté. »

Le poids de la concurrence

Faire partie d’un vestiaire de stars lorsque l’on n’en est pas une peut, au premier abord, paraître compliqué. La concurrence se fait de moins en moins rude pour soi-même, par différence de niveau ou par différence de popularité.

« Pour avoir le plus de succès avec cette équipe-là, il faut mettre l’ego en deuxième position. »

Penser collectif avant tout, même lorsqu’en l’occurrence Edinson Cavani – et désormais Mauro Icardi ou encore Kylian Mbappé – lui était préféré lors de matches capitaux. « Je donne 100% et ensuite l’entraîneur décide. Ce n’est pas un joueur qui décide si je joue ou pas. Si Neymar, Mbappé, Icardi jouent super bien et marquent, je suis content pour l’équipe ». En d’autres termes, l’attaquant camerounais dit accepter son statut de remplaçant, estimant qu’il s’agit de son rôle.

« Le coach peut mettre seulement quatre joueurs devant, ou trois, selon le système. Et s’il met Neymar, Mbappé, Di Maria, est-ce que les autres devraient être fâchés ? Non. C’est important d’accepter ça et de ne pas avoir d’états d’âme ». Le reste de l’entretien traite de sa relation avec certains joueurs et de sa « popularité », notamment grâce à son « Ça donne », devenu presque légendaire.

En résumé : on parle d’un joueur humble, respectueux et conscient de sa place. Plus qu’un simple remplaçant : un atout dans le vestiaire et un remplaçant plus que bon dans l’équipe.

Retrouvez l’intégrale de l’interview dans le France Football n°3863 du 21 juillet 2020.

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