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Bilan partie 1 : Les satisfactions

Pendant la trêve internationale, nous effectuons un bilan du début de saison de l’ensemble du club. Directeur sportif, entraîneur et joueurs, qui sont les satisfactions, les déceptions, ceux sur qui on a des doutes, à un mois et demi du mercato d’hiver ?

 

Au niveau comptable, la saison du PSG est bien lancée. Premiers en Ligue des champions et en Ligue 1, les champions de France ont quand même déjà perdu trois rencontres sur les treize premières journées. Au niveau individuel, il y a des satisfactions, des déceptions et des doutes, notamment à cause du nombre élevé de blessés depuis le début de saison. Première partie de ce bilan avec les satisfactions en ayant toujours en point de mire que, finalement, tous ces joueurs ne seront jugés que sur ce qu’ils apporteront sur les matchs à gros enjeu.

Leonardo : C’est LA recrue du PSG. Le directeur sportif parisien des premières années QSI est de retour et ça change beaucoup de choses.

Sa gestion du cas Neymar ? Top car il n’a pas laissé partir le joueur auriverde dans n’importe quelles conditions malgré une pression très forte de l’entourage du numéro 10. et du joueur lui-même. Le recrutement ? Top car Tuchel a obtenu les hommes qu’ils réclamaient et un banc avec de la profondeur. La remise en place de l’institution au-dessus des joueurs ? Top puisque le club est au-dessus de toutes volontés mercantiles et le cas Neymar en est la preuve.

De plus, le PSG a enfin un directeur sportif qui dit les choses, qui sait quand il doit parler. Henrique était inaudible. Leo, lui, vient quand il faut, sans être omniprésent, mais juste à bon escient pour recadrer ou éclaircir certaines choses. Pour l’instant, son retour est une bénédiction.

Tuchel : Il aurait pu être dans les déceptions. S’il est dans les satisfactions, c’est qu’à ce niveau, le résultat est déterminant. Il est en tête de la Ligue 1 et de son groupe de Ligue des champions, déjà qualifié pour les huitièmes de finale de la compétition après seulement quatre journées. Alors, rien à dire niveau classement et bilan comptable.

En revanche, déjà trois défaites en championnat. Mais surtout un grand nombre de blessés qu’on ne peut lui imputer qu’en partie. C’est lui qui gère les séances, les charges de travail, les temps de jeu. Il est donc, en partie responsable.

L’autre point noir vient du jeu. Son équipe n’est pas assez dominatrice, et son turnover interroge souvent, comme quand il insiste avec Bernat au milieu. De plus, cette saison, il ne propose aucun plan B ni à son 4-3-3 ni à Marquinhos au milieu.

Son coaching en cours de match n’apporte que très rarement une plus-value, hormis face à Bruges et contre Brest, et il est souvent très tardif.

Enfin, il va jouer gros sur la gestion des joueurs et des égos quand tout le monde sera de retour. Il voulait un groupe étoffé, il l’a. A lui de jouer.

Navas : Paris voulait un gardien qui rapporte des points. Il est là. Il est très bon sur sa ligne, rassure sa défense et en plus, il arrête les penaltys.

En même temps, on n’est pas le titulaire de l’équipe qui remporte trois ligues des champions de suite par hasard. Et puisque Paris a un problème mental et que lui a connu la victoire, on espère qu’il apportera son expérience dans les moments clés.

Silva : Le capitaine parisien a réalisé quatre premiers mois de très haut niveau. Il défend en avançant, n’hésite plus à aller chasser loin de son but. Comme il a toujours sa lecture du jeu et sa qualité de relance, il est, en ce moment, indispensable. Sera-t-il capable, enfin, de tirer mentalement son groupe vers le haut ? C’est toute la question.

Kimpembe : Après une saison post-coupe du monde très compliquée, il revient bien. Présent dans les duels et dans l’impact, il permet à Bernat d’être plus offensif. Il faut qu’il corrige deux choses : quelques sautes de concentration, et sa gestion balle au pied car il se met parfois difficulté quand il ne veut pas dégager rapidement.

Bernat : Il est intouchable à gauche. L’an dernier, il paraissait en difficulté quand Paris défendait à quatre et bien mieux quand il y avait trois axiaux derrière lui. Cette saison, il est très bien à quatre. Son apport offensif rappelle même parfois Maxwell, c’est dire.

Marquinhos : Le Brésilien réalise encore un bon début de saison, excepté son match à Dijon. Dans l’état d’esprit, dans la combativité, dans son rôle défensif, pas de problème, il est au top.

En revanche, quand il évolue au milieu et qu’il y a de la densité, il est en difficulté. Et comme Thomas Tuchel a décidé d’en faire sa sentinelle, ça risque d’être problématique dans les gros matchs.

Verratti : Quand il n’est pas là, le jeu du PSG ne ressemble plus à grand-chose. Le petit italien a été soulagé par l’arrivée de Gueye et d’Herrera qui l’ont déchargé des tâches défensives et lui ont également permis d’avoir enfin des relais au milieu, lui qui aime sortir du pressing par des échanges courts. Son jeu long est également un régal pour lancer ses attaquants. Attention, ces derniers temps, il a un plus perdu de ballons dans ses propres trente mètres.

Di Maria : L’homme du début de saison avec Silva. C’est lui qui a déclenché (presque) toutes les offensives du PSG. Buteur, Passeur, il n’en oublie pas pour autant de travailler défensivement. Est-il capable de tenir ce rythme toute la saison ? Sera-t-il le sacrifié quand Neymar et Mbappé seront disponibles en même temps ? Là encore, la question se pose.

Herrera: C’est vrai qu’il est souvent blessé depuis le début de saison. Mais quand il est là, l’Espagnol est un soldat. Titulaire, il fait tout proprement et simplement. Remplaçant, il entre dans le match sans état d’âme, sans traîner les pieds. Et même au poste de latéral droit, il fait le job. Que demander de plus ? Peut-être le voir en sentinelle avec Verratti et Gueye à ses côtés pour voir s’il peut être une alternative à Marquinhos dans ce rôle.

Gueye : Tuchel le voulait depuis la saison dernière. Arrivé avec peu de vacances et donc de repos après la coupe d’Afrique, il a tout de suite été bon, avec notamment un énorme match face au Real. On l’a senti moins bien lors des trois derniers matchs du PSG. Est-ce dû à sa blessure ? Est-ce le contrecoup de vacances trop courtes ? Hâte de voir la suite.

Il a apporté de la combativité mais aussi une touche technique pour sortir les ballons. Il a soulagé Verratti défensivement, mais il lui a aussi permis d’être plus libre offensivement. En tout cas, il sera difficile de se passer de lui au milieu, surtout le Gueye du match contre Madrid.

Sarabia : L’Espagnol est arrivé sans faire de bruit. Titularisé à cause des blessures, il a répondu présent, progressant de match en match, devenant même décisif. Encore un joueur qui va compter dans la rotation et dans le coaching. On n’a pas compris pourquoi il était moins utilisé par Tuchel depuis quelques matchs. Mais son état d’esprit, comme les autres recrues, est irréprochable.

Icardi: Arrivé en fin de mercato, c’est la très belle surprise du début de saison. On connaissait ses qualités, mais personne ne pensait qu’il s’adapterait aussi vite. Buteur, il sait faire. Jeu dos au but, il sait faire. Etre là où le ballon tombera ? Il sait faire.

L’argentin apporte une autre facette au jeu parisien par rapport à Cavani. Son intelligence de jeu est remarquable et même sans toucher beaucoup de ballons, il est décisif.

Son entente avec Di Maria est déjà très bonne. On attend de voir ce que ça donnera avec Neymar.

Mbappé: C’est toujours compliqué avec lui parce qu’on en attend toujours plus. Lors du match face à Bruges, au Parc des Princes, c’était le Mbappé qu’on n’aime pas: individualiste, inefficace et ne participant à aucun travail défensif. En revanche, celui de la dernière demi-heure à Bruges come celui de la première période face à l’OM, c’est le Mbappé qui veut faire mal, qui joue juste.

Son problème sera de sortir de l’obsession des stats pour être plus performant, plus juste dans son jeu et dans ses choix. La concurrence offensive peut-elle l’amener à évoluer dans son jeu ? A suivre…

Choupo-Moting: Il est dans les satisfactions parce que cette saison, il a dépanné en attaque en étant bon. Il a joué côté gauche en faisant le boulot. Il est entré à Brest et a donné le ballon décisif vers Icardi. Que lui demander de plus ? Personne n’attend du camerounais des miracles, mais c’est un soldat avec un état d’esprit irréprochable. Ca peut paraître normal, mais quand on a eu un BenArfa, le contraste dans le comportement et l’état d’esprit est quand même saisissant.

Neymar: Oui, le brésilien aurait pu être dans la deuxième partie, les joueurs dont on doute. Parce qu’on doute que les blessures vont lui permettre d’enchainer. Parce qu’il a désormais raté plus de matchs qu’il n’en a joué avec le PSG.

Mais franchement, quand il joue, c’est quand même autre chose. Il fait des différences, est décisif, il oblige l’équipe adverse à beaucoup s’occuper de lui et donc à libérer les autres. Quand il joue simple, qu’il ne s’amuse pas avec Mbappé, le brésilien est un joueur hors norme. Alors qu’il effectue sa troisième saison au club, c’est enfin le moment de montrer pourquoi il est considéré comme un des tout meilleurs joueurs de la planète.

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