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Neymar: Une blessure qui pose problème

Neymar s’est donc de nouveau blessé en sélection, dimanche face au Nigeria. Avec quatre semaines d’absence, le Brésilien risque d’être juste pour le match à Madrid. Mais sa blessure crée d’autres problèmes.

Les matchs internationaux, c’est devenu la hantise des clubs. Placés dans un calendrier chargé, au milieu de la Ligue des champions, c’est déjà compliqué quand ce sont des matchs officiels de qualification à une compétition. Mais quand, en plus, ce sont des matchs amicaux, avec plusieurs heures de vol, et dans un pays où la météo est chaude et humide, c’est la catastrophe.

C’est ce que vit le PSG avec Neymar. Parti jouer une rencontre avec le Brésil, contre le Nigeria, à Singapour. On peut difficilement faire plus incohérent, si ce n’est pour la fédération brésilienne qui a dû prendre un joli chèque au passage. Résultat ? Le numéro 10 parisien est revenu avec une blessure à la cuisse gauche nécessitant environ quatre semaines de convalescence. Pas utilisé pendant le mercato, suspendu en Ligue des champions, l’Auriverde aura donc joué cinq matchs sur les douze officiels avec le PSG depuis le début de saison.

Jouer sans Neymar, Paris sait faire. Depuis son arrivée, le Brésilien a manqué quarante-huit rencontres sur les cent-vingt-trois joués par le club de la capitale, soit près de 40%. Ca fait beaucoup.

Cavani et Mbappé semblent proches d’un retour, ce vendredi à Nice, voire à Bruges mardi. Tuchel va donc avoir les solutions pour palier à son absence, en plus du trio qui a réussi ses débuts, à savoir Di MariaIcardiSarabia.

Le premier problème de la blessure de Neymar, c’est qu’elle s’additionne à celle de Cavani, Mbappé, Draxler, Kehrer, Dagba, pour les longues durées, mais aussi Sarabia, Icardi, Bernat, qui ont tous connu une petite alerte musculaire depuis le début de saison. C’est un souci après seulement deux mois de compétition.

Des automatismes à parfaire

Le second et vrai problème, ce sont les automatismes. Début novembre, l’entraineur allemand n’aura toujours pas pu avoir tous ses joueurs offensifs à disposition en même temps. Il n’aura donc pas pu tester des schémas différents. Il ne pourra pas voir ce qui fonctionne ou ce qui ne fonctionne pas.

Mais surtout, les automatismes ne viennent pas comme ça. Il faut plusieurs rencontres pour parfaire cela, se comprendre, intégrer les déplacements des uns et des autres. Oui, il y a l’entraînement, mais on est trop loin de la vérité d’un match pour que ce soit significatif.

Avec l’armada offensive dont il dispose, Thomas Tuchel a besoin de tester et de voir qui s’entend avec qui. Mais si, chaque semaine, il y a un nouveau blessé, c’est injouable.

A titre de comparaison, il a fallu quelques mois pour que le trio SalahManéFirmino donnent sa pleine mesure. Et en plus, eux, ont été installés par Klopp et ont donc pu jouer ensemble de septembre à décembre, donc parfaire leurs automatismes, avant de mettre à mal les défenses de Premier League et de Ligue des champions.

Evidemment, ce retard n’est pas rédhibitoire. Le PSG a eu l’habitude d’être au top très tôt avant de quitter la scène européenne dès le début du mois de mars. Est-ce qu’on va vivre l’inverse cette saison ? Est-ce que ces blessures, qui forcent ces joueurs au repos dans la première partie de saison, vont leur permettre d’arriver frais et en pleine forme après janvier ? On verra. Mais ce qui est sûr, c’est que Tuchel et son staff vont devoir se pencher sur la question avant que la saison ne vire au drame… Encore une fois.

@Yacine Hamened pour Paris United

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