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Victorieux mais laborieux !

Il y avait beaucoup d’attente autour de ce Trophée des Champions entre le PSG et Rennes ce samedi 9 août à Shenzen. Un peu plus de trois mois après sa défaite en finale de la Coupe de France contre ce même Stade Rennais, le Paris Saint-Germain soulève le 9ème Trophée des Champions (2-1) devant une partie de ses fans chinois. Sur une pelouse très grasse, les Parisiens sont venus à bout de Rennais tenaces qui ont fait transpirer la formation parisienne jusqu’au bout.

 

La compo parisienne

Pour cette première rencontre de la saison, Thomas Tuchel aligne son 4-3-3 habituel, déjà aperçu également en match de préparation. Au vu des absences des cadres (Neymar, Kimpembé, Draxler, Thiago Silva) certains joueurs au coup d’envoi ont dépanné à un poste qui n’est le leur.

En défense Kehrer et Diallo étaient alignés dans l’axe,Bernat et Meunier respectivement sur les côtés gauches et droit pour les épauler. Au coeur du jeu, le capitaine Marquinhos est associé à Verratti et Herrera. Offensivement, seul Neymar manque pour constituer la MCN. Sarabia prend le relai et occupe le côté droit, alternant de temps à autre avec Mbappé.

 

Défensivement friable

Peu d’activité, un but encaissé et de grosses carences défensives. Si les joueurs offensifs ont fait le boulot plutôt correctement sur le match, la partie défensive de l’équipe mérite un tout autre constat. Kehrer a été présent offensivement (tête sur la barre en début de match) et intraitable dans les airs. Mais il a déçu sur son placement et dans ses prises de décision défensives durant l’ensemble du match. Notamment sur le but en 1ère période où il est placé à deux mètres du buteur Bourigeaud sur lequel il doit défendre. Même constat pour Bernat parfois intéressant offensivement mais peinant à contenir son joueur sur le côté que cela soit Hunou ou Léa-Siliki.

L’Espagnol est même tout proche du rouge quand il est pris à tacler avec les pieds décollés sur Léa-Siliki (23e).Abdou Diallo manque encore de présence et de repères dans le jeu et les duels ce qui explique sa prestation timide. La plus grosse inquiétude se situe au niveau du latéral droit Thomas Meunier totalement passé à côté de son match. A la rue à la fois défensivement et offensivement. Le Belge n’a jamais réussi à rassurer une seule fois dans le match, sa sortie pour Thiago Silva (79e) fut un léger soulagement pour l’équipe.

 

Coincés dans les 30 derniers mètres

Paris a beaucoup attendu. Certes Paris a attendu, ballon aux pieds mais Paris n’a pris que peu d’initiative et a joué sur un faux rythme face une défense rennaise bien regroupée, d’autant plus après le but (Hunou,13e). Trop peu de vitesse, de solutions dans la verticalité et sur les côtés ont été les problèmes récurrents de la formation parisienne. Et même Verratti et Maquinhos surnagent au milieu tandis que Sarabia aide beaucoup avec la précision de son pied sur les coups de pieds arrêtés l’équipe ne trouve pas la profondeur bien cadenassé par Damien Da Silva et sa défense. En Attaque, Mbappé est actif mais les ballons arrivent peu ou à contre-temps.

On se doutait que l’on assisterait probablement à une attaque/défense mais le PSG connait ce genre de situation, qui est le lot des grandes formations. Ce soir à Shenzen, les Parisiens n’ont su que réagir (après le premier but au début de la seconde période) au lieu d’agir, les solutions n’ont été trouvé que par à coups.

 

Mbappé et Di Maria en sauveurs 

Revenus avec de meilleures intensions en deuxième mi-temps, les Parisiens accélèrent dès les premières minutes de la seconde période. Kylian Mbappé dans une forme toujours aussi impressionnante s’offre le premier but de la saison parisienne en match officiel (57e). L’attaquant parisien avait déjà notamment tenté sans succès plusieurs reprises, notamment via une volée à la (41e) du droit dans la surface passé à côté des buts de Koubek.

C’est finalement sur un amour de ballon lobé en profondeur de Marquinhos qui arrive à Sarabia dans la surface. Celui-ci lui remet en une touche du pied droit pour Kylian Mbappé, le Français n’a plus qu’à pousser au fond, le gardien à terre. La machine se met enfin en marche. C’est à défaut d’un Sarabia très précis sur coups de pieds arrêtés depuis le début du match que Di Maria (61e) fraîchement rentré montre sa classe de sa patte gauche. Sur son but, l’ailier argentin va chercher la lucarne droite d’un Koubek hagard, donnant l’avantage au club de la capitale (73e).

 

La victoire avant tout

Hormis le match globalement moyen des Parisiens, l’équipe a su se concentrer dès le premier match de la saison face à un adversaire qui lui avait causé des traumatismes en mai dernier.

Ce Trophée des Champions vient garnir un peu plus la vitrine parisienne, c’est le 9ème titre pour le PSG dans cette compétition et le 7ème d’affilée. Mais surtout cela annonce directement la couleur de la saison et laisse entrevoir une très grande marge de progression à tous les postes. Paris n’est pas encore magique mais Paris dès ce début de saison, gagne un titre !

Gabriel Fabre pour Paris United

Crédit Photo: Mathieu Sauvajot

Paris United

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