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Tous égaux face au Fair Play Financier ?

Règle simple et basique du Fair-Play Financier selon l’UEFA: la masse salariale d’un club ne doit, en aucun cas, dépasser 70% de ses revenus et aucune dérogation ne sera accordée en cas de dépassement. Jusque-là tout va bien.

Par curiosité, nous nous intéressons donc au ratio aussi bien au PSG que dans d’autres grands clubs européens. En période de mercato, la question se pose.

 

On se place ici sur la période 2017/2018. D’après les résultats du cabinet d’audit KPMG, le club parisien reste dans les clous avec un rapport salaires/revenus à 61%. Les efforts ont payé.

Si l’on s’intéresse maintenant au Barcelone, le club possède la masse salariale la plus importante du football mondial avec un chiffre atteignant les 562 millions d’euros. Ce qui ramène le rapport salaires/revenus à… 81%. En rappelant que la limite est fixée à 70%. Jusqu’à présent, le club n’a pourtant jamais été épinglé par l’UEFA. La raison reste un mystère…

Toujours d’après le même cabinet, la masse salariale du club catalan a augmenté de 118,68% sur sept ans.

Ce chiffre se comprend assez facilement lorsque l’on regarde ce que coûte un seul joueur au club. Avec le renouvellement de son contrat en 2017, le salaire de Lionel Messi atteint les 40 millions d’euros net, soit le salaire le plus élevé au monde, toutes périodes confondues. Alors oui, le départ de Neymar a engendré des revenus considérables pour le Barça mais n’oublions pas qu’il y a eu de nombreuses recrues par la suite. On citera par exemple: Coutinho pour 130 millions d’euros et Dembele pour 120 millions d’euros. Sans compter la nouvelle recrue de cet hiver, Frenkie De Jong pour 86 millions d’euros. Alors la question d’équité a le mérite d’être posée.

 

Pourquoi le PSG est-il aussi absent sur le marché des transferts ? Certains pointeront du doigt notre directeur sportif, Antero Henrique. Seulement, avec l’UEFA sur le dos il est compliqué d’aligner les sommes nécessaires pour attirer n’importe quelle recrue. Exemple récent avec De Jong, il était tout à fait impossible pour le PSG de concurrencer l’offre du Barca au risque de se retrouver une fois de plus dans les filets du FPF. Comment ne pas être amer lorsque l’on ressent un léger sentiment d’injustice face aux règles prédéfinies. Sans compter que le PSG a redoublé d’efforts pour rester dans le droit chemin. Le club parisien s’est efforcé de trouver de nouveaux partenariats commerciaux tel que celui avec Jordan Brand qui devrait lui rapporter au total jusqu’à 200 millions d’euros de revenus annuels sur l’ensemble des ventes cumulées. Malgré la bonne volonté du Paris Saint-Germain, l’UEFA garde le club dans son viseur tout en ayant l’air d’ignorer l’activité financière d’un autre.

 

Yasmine Muffoletto

Sources : KPMG, Sportune

Crédits photo : AFP

 

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