à la uneActualités du ClubEconomie

Sébastien Bazin : « Nous nous sommes engagés pour six ans, dont trois fermes sans nous soucier des résultats match après match »

Sébastien Bazin, président-directeur général du groupe AccorHotels, s’est longuement entretenu dans les colonnes du JDD dans la rubrique « Économie & Business ». Il s’agissait de faire le point sur la stratégie de développement du groupe à l’international. L’ex-président du Paris Saint-Germain s’est notamment exprimé sur le nouveau contrat de sponsoring de la marque ALL du groupe. Retranscription de morceaux choisis.

La fidélisation du client grâce au PSG

« C’est du marketing émotionnel. Notre programme de fidélité compte 55  millions de membres et nous espérons en avoir 100  millions dans quelques années. Nous avons sondé 40.000 de nos membres actuels dans 30 pays sur leurs passions. Le sport figurait dans le trio de tête avec la gastronomie et les spectacles. Notre promesse, c’est de leur proposer une expérience unique que l’argent ne peut pas offrir : rencontrer les joueurs du PSG, assister à un concert backstage ou suivre un cours de cuisine avec un chef. C’est une dimension qui doit permettre de renforcer nos liens. Elle complétera nos partenariats dans l’aérien, la location de voiture, les paiements, la restauration et les télécoms. »

Un projet ambitieux qui démontre la confiance accordée au club. Si l’on peut reprocher le manque de résultats sportifs au Paris Saint-Germain, il est difficilement concevable de critiquer la stratégie de développement à l’international.

« Nous avons engagé 225  millions d’euros sur ce plan qui combine marketing, distribution et fidélisation, parce que nous y croyons. »

Sur cette base, cela représenterait un revenu de près 38 millions d’euros par an. Des bonus devraient également s’ajouter.

 

L’impact de l’élimination

La valorisation d’un contrat de sponsoring doit suivre une certaine cohérence avec les résultats sportifs. La question la plus évidente va être de savoir si la douloureuse débâcle en huitièmes de finale de la Ligue des Champions aura un impact (ou non) sur le partenariat

« Nous nous sommes engagés pour six ans, dont trois fermes sans nous soucier des résultats match après match. »

Cela semble avoir le mérite d’être clair. Pour autant, il s’agit d’une « deadline » pour le club de la capitale, contraint de gagner s’il veut poursuivre sa collaboration. Cela se comprend, puisqu’il faut être crédible en tant que marque mais également aux yeux de l’UEFA. La présence du PSG sur les réseaux sociaux devrait, selon le PDG d’Accor, attirer une clientèle nouvelle.

« Le PSG est devenu l’un des clubs de football les plus puissants sur les réseaux sociaux. Ce partenariat va nous donner accès à une clientèle beaucoup plus jeune et fortement présente là où nous sommes, en Europe, en Amérique latine, en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique. »

 

Paris, tu as trois ans pour briller. Ça te laisse une certaine marge, mais ne nous fais pas trop attendre !

Loukman

Source : JDD.fr

Paris United

GRATUIT
VOIR