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Le PSG leader de la croissance

Nous sommes à la fin du mois de mai 2020 et il s’agit du moment où la branche Football Benchmark du cabinet KPMG publie son rapport annuel sur la valorisation des grands clubs de football professionnel. Attention, cela ne prend absolument pas en compte les baisses de valeurs établies un peu plus tôt à cause du Covid-19, l’étude s’arrête en effet à la saison 2018/2019. Analyse.

Une méthodologie sur cinq saisons

Comme rappelé en introduction, chaque année, les clubs de football professionnels sont soumis à des audits de la part d’organismes de cotations. KPMG Football Benchmark est l’un de ces organismes et même très réputé dans ce domaine. Leur méthodologie est rigoureusement la même d’une année à l’autre.

Dans un premier temps, il y a la profitabilité de l’activité, qui consiste à prendre en compte le ratio primaire « coût-revenu ». Il y a ensuite la popularité sur les réseaux sociaux, où les Parisiens excellent dans ce domaine. Vient ensuite le critère de « potentiel sportif », qui admet que plus on a une équipe à forte valeur marchande et plus il y a de chance que ce soit regardé – ce qui est logique en soi. Les droits télévisuels, composante essentielle des revenus d’un club, sont aussi pris en compte. Enfin, l’étude s’intéresse au fait de savoir si le club est propriétaire ou non de son stade. Comme vous le savez certainement, le Paris Saint-Germain n’est que locataire du Parc des Princes. Ce dernier appartient historiquement à la mairie de Paris.

Comme vous pouvez le voir, les indicateurs sont assez larges mais finalement assez précis d’un point de vue purement comptable. On se sert à la fois des revenus du clubs, de son patrimoine immobilier, de la composition de l’équipe et également du nouveau (mais non négligeable) facteur « réseaux sociaux ». L’an prochain tout cela devrait être très différent suite à la crise sanitaire. L’étude suit donc l’évolution de la valeur de ces clubs des saisons 2014/2015 à 2018/2019, dont vous pouvez retrouver les bilans et comptes de résultats (sur le site de la DNCG).

Ce que l’on peut dire c’est qu’en cinq saisons, le PSG s’en tire comme un prince.

Une croissance monstrueuse pour un cador

« Les hommes mentent, les chiffres ne mentent pas ». Si de nombreux détracteurs considèrent le Paris Saint-Germain comme un club « faible et sans histoire », les chiffres eux nous indiquent le contraire. D’après le rapport de KPMG, le club de la capitale se place à la neuvième position des clubs ayant la plus forte valeur avec un total de 1,911 milliards d’euros avec un taux de progression annuel de 45%. Ce chiffre est monstrueux, même s’il représente une moyenne sur cinq saisons. À titre de comparaison, le Real Madrid et Manchester United – respectivement premier et deuxième au classement européen – ont des taux de croissance moyens de 8 et 4% par an.

Alors entendons-nous bien : les clubs du top 10 ayant de faibles taux de croissance sont en général des clubs centenaires (ou tout du moins bien plus âgés que le PSG). Évidemment, la forte croissance du club de la capitale est en très grande partie due à son investisseur principal qui est QSI. Les seuls clubs ayant des taux comparables parmi les 32 clubs du classement sont l’Inter de Milan (42%), l’Ajax (37%) et Galatasaray (49%). Après cela, c’est Liverpool qui enregistre le plus fort taux de croissance avec ses 27% annuels en moyenne.

L’art de doubler sa valeur

En parlant de Liverpool justement : le club se place à la cinquième position parmi les clubs ayant eu la plus forte croissance totale de 2016 à 2020, avec un taux à 109%. Cela implique que les Reds ont doublé leur valeur en à peine cinq ans. Le Paris Saint-Germain quant à lui enregistre une progression de 127% sur la même période, passant de 843 millions d’euros en 2014/2015 à 1,911 milliards d’euros en 2018/2019, soit bien plus du double.

La plus forte progression en pourcentage reste celle de l’Olympique Lyonnais avec un taux à 193%, passant de 186 millions d’euros à 543 millions d’euros. Et encore une fois, ces chiffres n’indiquent pas si le club est vraiment riche ou non. Pour vous donner un exemple, Manchester United a enregistré une croissance de 15% mais à la même période ils étaient déjà à une valorisation à 2,905 milliards d’euros. En économie, une croissance aussi importante des revenus ne se fait que durant les premières années d’investissements massifs. Cela se tasse au fil du temps et c’est la raison pour laquelle il ne faut pas se focaliser sur ces chiffres, même si cela indique que les politiques d’investissements se déroulent bien.

Quoiqu’il en soit et quelle que soit l’étude menée, tout indique que le Paris Saint-Germain est le seul club au monde à connaître une croissance aussi élevée et à se placer parmi les leaders historiques européens.

Source : KPMG Football Benchmark

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