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Covid-19 : De lourdes conséquences économiques

Il n’y a pas de doutes à ce sujet : cette période de pandémie mondiale est l’une des pires choses qui aurait pu arriver au monde du football. Une réunion a eu lieu la semaine dernière entre les acteurs du football continental, dont l’ECA (Association des clubs européens). Pour faire écho à l’étude de la perte de valeur des clubs et des joueurs, une chose est sûre : dans le meilleur ou le pire des cas, il s’agit d’un désastre sans précédent.

Des pertes à long terme

Les informations révélées par le média britannique BBC Sport indiquent que les pertes estimées – cumulées des clubs européens d’aujourd’hui jusqu’à la fin de saison 2020/2021 – sont estimées à hauteur d’au moins 3,5 milliards de livres sterling, soit environ 4 milliards d’euros. Il s’agit d’une estimation minimale. Cela signifie que dans le meilleur des cas, avec une saison intégralement jouée à huis clos, il s’agirait du montant total des pertes financières de l’ensemble des grands clubs européens.

Dans le pire des cas, c’est-à-dire que si l’ensemble des principales ligues européennes mettaient un terme à leurs saisons, les pertes estimées seraient plutôt de l’ordre de 6,2 milliards de livres sterling – soit près de 7 milliards d’euros. Comme l’avait expliqué Pierre Rondeau dans les colonnes de RMC Sport le 24 mars dernier, un désastre économique est à prévoir. Selon le président de l’Olympique Lyonnais Jean-Michel Aulas, la Ligue 1 à elle seule perdrait de 500 à 800 millions d’euros, soit près de 15% minimum des pertes estimées sur l’ensemble des grands clubs européens. A titre d’exemple pour la Premier League selon le cabinet d’analyse financière Vysyble, les pertes seraient estimées à 878 millions de livres sterling, soit près d’un milliard d’euros.

Entre les restrictions médicales et sanitaires, les calendriers des compétitions internationales et les pertes de revenus globales, force est de constater qu’actuellement le monde du football vit des heures sombres.

Perdre 4 milliards ou 7 milliards ? Arrêter ou poursuivre la saison ?

La question se pose. C’est la raison pour laquelle un comité a réuni la semaine dernière un grand nombre d’acteurs du football européen. S’il a été acté que les 28 clubs des 12 pays encore en lice pour la Ligue des champions et l’Europa League vont tout de même disputés leurs derniers matches, il sera plus compliqué d’appliquer cela à l’ensemble des pays. Quoiqu’il en soit, l’UEFA n’exclut pas cette possibilité tandis qu’ils essayent d’inciter les différents championnats à redémarrer peu à peu, selon les protocoles de sécurité mis en place. A titre d’exemple, la Bundesliga a repris ce week-end et la Premier League devrait à priori reprendre d’ici le 12 juin.

Qu’est-ce qui va finalement pénaliser le plus les clubs ? La diminution des recettes du stade en premier lieu. Charlie Marshall, le directeur de l’ECA a déclaré : « D’un point de vue économique, plus la crise se prolonge, moins les grands clubs sont en mesure de générer la totalité de leurs revenus, plus les répercussions de la souffrance sont graves ». Comme l’on peut s’en douter, le virus va rester encore longtemps. On comprend également pourquoi autant de ressources sont mises en œuvre pour que les ligues reprennent. Il va sans dire que le mercato sera aussi très gravement impacté quoiqu’il arrive, étant donné ces chutes conséquentes de revenus.

« C’est financièrement dévastateur pour tous les clubs, en particulier ceux qui dépendent le plus proportionnellement du nombre de supporters ». C’est la raison pour laquelle, toujours selon Charlie Marshall, « la suppression totale des revenus de billetterie est LA grande frayeur puisque, pour l’instant, ces revenus ont simplement été coupés ». Au final, même si l’on ne parle que d’un très petit nombre de clubs, ils sont malgré tout ceux qui font vivre leurs ligues. Pour l’heure une chose est sûre : tout le monde ne se relèvera pas de la même manière.

Source : BBC Sport

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