Le PSG et le Groupe Accor ont présenté aujourd’hui, au Parc des Princes, à Paris, les détails de leur ambitieux partenariat. Cet accord d’une durée de 3 ans, renouvelable, fait de ALL, le nouveau programme de fidélité d’Accor, le partenaire majeur et sponsor maillot officiel du Club à compter de la saison 2019-2020.
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Accor : sponsoring en suspens

Un an auparavant, le groupe français Accor (avec la marque ALL) a officialisé son partenariat avec le Paris Saint-Germain, succédant donc à Fly Emirates pour au moins trois ans. Hier soir, l’ancien président du club de la capitale et actuel PDG du groupe hôtelier s’est exprimé en direct dans le JT de nos confrères de BFM TV. Lors de cette intervention, il a été indiqué que le second versement du sponsor serait suspendu si la saison du PSG venait à s’arrêter.

Une perte de visibilité pour les deux entités …

La saison de football 2019/2020 est suspendue jusqu’à nouvel ordre à cause de l’épidémie de Covid-19. Cela implique donc que les matches ne sont plus joués, donc plus diffusés, donc moins de visibilité. En d’autres termes, durant cette période, le club de la capitale ne vendra pas de billets. Cela représente un manque à gagner très important, même si cela ne représente que plus ou moins 10% des revenus d’un club. « C’est une période très compliquée, les sponsors ne peuvent pas donner d’argent s’il n’y a pas de visibilité ».

C’est finalement de cela dont il s’agit : le principe d’un contrat de sponsoring maillot est d’être vu par les millions de (télé)spectateurs en France et dans le monde. Dans un raisonnement purement économique, le groupe Accor perdra de l’argent – même « plus » d’argent étant donné que leur propre activité est ralentie selon les propos de l’article de Pierre Rondeau.

… ayant des conséquences économiques

Le versement est fait en deux fois : le premier a eu lieu le 1er janvier 2020 et le second est censé intervenir le 1er juillet 2020, à condition donc que la saison reprenne d’ici-là. Si ce n’est pas le cas, en plus du manque à gagner sur les ventes de billets, Paris perdra la moitié du montant de la prime de sponsoring du groupe. Cette perte sèche (liée à la performance économique du club) serait importante, d’autant plus que les revenus issus des sponsors représentent 30 à 40% des recettes d’un club – si l’on tient également compte de la vente de maillots.

Alors attention, cela ne veut pas dire que Paris va perdre un tiers de son chiffre d’affaires. Toute proportion gardée, il va falloir que le club se serre la ceinture afin de faire face à ces pertes. Rien n’est confirmé, mais d’autres sponsors pourraient suivre la tendance, ce qui serait normal économiquement parlant.

 

Loukman

Paris United

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