Photo : Conférence de presse de Christophe Galtier avant PSG - Troyes
à la uneAvant matchConférence de presseDirigeants & StaffL'équipe

Ligue 1 / Conférence de presse de Christophe Galtier avant PSG – Troyes

Entre deux matchs de Ligue des Champions (le prochain aura lieu mercredi 2 octobre à 21h, contre la Juventus) le Paris Saint-Germain accueillera au Parc des Princes l’équipe de Troyes, actuelle 11ᵉ au classement du championnat français, ce samedi à 17h. Le coach du PSG Christophe Galtier s’est présenté à la traditionnelle conférence de presse à la veille de la rencontre.

Quelle est la différence entre le 4-4-3 et le 4-4-2 en losange, et comment avez-vous joué contre le Maccabi Haïfa ?

Christophe Galtier : « Nous avons joué à 4 derrière. Il y a trois milieux, mais il y a une animation avec les déplacements de nos milieux et des trois de devant. Quelques fois, on peut voir un 4-4-3 si les trois offensifs sont très hauts, mais on peut également voir une équipe en losange avec Leo ou Neymar dans la cœur du jeu. Cela dépend si vous considérez Neymar comme un milieu ou un attaquant. Un 4-4-3 demande à Leo et Kylian de défendre sur les côtés, et on sait qu’ils sont plus à l’aise lorsqu’ils défendent à l’intérieur. »

À l’Inter et à Dortmund, Hakimi était habitué à jouer dans une défense à 5, mais on le sent plus à l’aise dans une défense à 4 ces dernières semaines. Comment l’expliquez-vous ?

Galtier : « La première des réflexions a été de voir comment libérer nos couloirs, et avec le profil spécifique de nos trois attaquants, on voulait jouer à trois défenseurs centraux avec des pistons très hauts et une animation à l’intérieur du jeu. Ça a été très intéressant, mais au fur et à mesure des matchs, ce système demande beaucoup d’énergie et sollicite énormément en termes de course et de d’intensité. On s’est aperçus que nos pistons avaient de plus en plus de mal à participer. Le fait d’avoir deux milieux de terrain pouvait aussi nous créer une grande difficulté pour récupérer le ballon très bas. Renato Sanches, Carlos Soler et Fabian Ruiz sont des spécialistes du cœur du jeu au milieu de terrain, et ma réflexion, suite aux matchs moyens qu’on a pu faire, a été de voir comment modifier le système pour avoir plus de densité dans le cœur du jeu, avec une meilleure maitrise technique et faire en sorte que nos trois offensifs soient dans les meilleurs dispositions. Cela libère aussi nos latéraux, qui ne sont plus des pistons, et notamment Hakimi. Bernat est pour moi un joueur spécifique de la défense à 4, avec une bonne qualité technique pour sortir le ballon, ce n’est pas le joueur qui va faire des sprints pour faire la différence. Et sur le côté droit, Hakimi trouve des espaces par rapport à une certaine animation. Le fait d’avoir trois milieux donne aussi des compensations quand les deux latéraux sont engagés. »

Kimpembe a fait son retour à la compétition mardi, dans quel état d’esprit est-il et pourra-t-il jouer titulaire demain ? Ce retour pourrait-il vous inciter à repasser à trois derrière ?

Galtier : « D’abord, Kimpembe est revenu dans de très bonnes dispositions. Il était important pour moi qu’il puisse participer au match de Ligue des champions, car il avait besoin de repères. Oui, il est prêt à démarrer un match. Concernant le système, la présence des défenseurs centraux mène aussi à la réflexion de savoir si on retrouve une ligne de 5, mais surement pas avec la même animation au milieu. Il y a eu des choses très intéressantes dans les trois derniers matchs. La concurrence est saine, ce qui incite tout le monde à élever son niveau à chaque match et me permet de faire des rotations plus importantes. »

Allez-vous profiter de cette confrontation avec Troyes pour faire tourner votre équipe ? Quelles sont vos critères pour décider ou non de faire souffler vos joueurs ?

Galtier : « C’est leur état de fatigue. Sur les derniers matchs, les trois attaquants ont été très performants, et quand il y a cette dynamique, on ne la casse pas, on l’entretient. Mais il y a des discussions avec le staff médical pour voir dans quel état de forme ils se trouvent. Ils vont bien. Après, il y a la réalité du match, et on a l’obligation de l’emporter contre Troyes. Nous verrons comment le match évolue pour faire participer d’autres joueurs. »

Comment avance votre réflexion sur l’association en défense centrale ?

Galtier : « Il y a trois joueurs spécifiques qui peuvent jouer dans une défense à 4, et Danilo peut venir aussi dépanner. D’ailleurs, il est en phase de ré-athlétisation et j’espère qu’il sera prêt pour le match face à Turin. Les trois joueurs défenseurs sont de très aut niveau et de les avoir à disposition m’impose de faire des choix, mais ce sont des choix faciles à faire quand on a des joueurs de ce niveau-là. »

Comment avez-vous vécu le retour de Kimpembe ?

Galtier : « Il a été inquiet quand il a eu sa blessure, car elle était assez importante. Sur les dix premiers jours, ça a été difficile sur un plan mental, mais dès qu’il est revenu sur le terrain pour travailler la course, j’ai vu un Kim très concentré, motivé, et à l’écoute de son corps pour ne pas bruler les étapes. Je l’ai observé, je n’ai pas mis de pression pour qu’il revienne le plus vite possible, car c’est une grosse erreur. J’ai échangé avec le joueur et il m’a dit qu’il avait besoin de séances collectives. »

À quel type de match vous attendez-vous demain face à Troyes ?

Galtier : « Bruno Irles a une vraie philosophie de jeu avec une volonté de construire très bas, et une équipe agréable à voir jouer. Elle a gagné deux fois à l’extérieur cette saison, notamment à Monaco. On s’attend à un match difficile avec l’enchainement des matchs. L’ADN de Troyes se concentre sur le jeu et sa manière de déstabiliser son adversaire. De notre côté, on doit maintenir une exigence, il ne doit y avoir aucun relâchement, on a l’obligation de gagner, et les performances doivent appeler les performances. Il faut qu’on insiste sur cela et surtout, qu’on corrige nos retours de vestiaire en deuxième période. »

À l’exception des jeunes, Hugo Ekitike est le joueur de champ qui joue le moins. Comment jugez-vous ce qu’il produit à l’entrainement ? On sent qu’il manque de rythme, de repère, est-ce que ses performances vous interrogent ?

Galtier : « J’ai eu une longue discussion avec Hugo la semaine dernière, évidemment qu’il ne peut pas être satisfait de son temps de jeu. Je lui ai dit que j’avais une part de responsabilité, mais que lui aussi en avait une. Avec le trio offensif qu’on a, cela demande beaucoup d’investissement, de résilience, de ne rien lâcher, car dès que vous joue à la place de l’un des trois, vous êtes comparé. Je lui avais demandé de se rapprocher dans le jeu, d’avoir un connexion avec les milieux de terrain. Il a été déçu de ne pas démarrer certains matchs, j’en ai parlé avec lui et lui ai donné les raisons. C’est un joueur talentueux qui doit compenser son manque de temps de jeu par l’entraînement, par plus de travail et d’intensité. Il doit être vu quand il rentre en cours de match. Il y a eu peut-être une perte de confiance de la part du groupe aussi, car ils ne le voyaient pas beaucoup. Mais il doit continuer à travailler. Après cet échange, j’ai demandé à ce qu’on soit attentifs sur sa charge de travail, sur l’exigence qu’on lui impose et qu’on le libère en cours de match pour qu’il puisse jouer plus de minutes. »

Paris United

GRATUIT
VOIR