Christophe Galtier en conférence de presse
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Ligue 1 / Conférence de presse de Christophe Galtier avant Clermont – PSG

La Ligue 1 fête sa rentrée ce week-end ! Et pour leur tout premier match de la saison 2022/2023 du championnat français, c’est à Clermont-Ferrand que les Parisiens se déplaceront. Avant la rencontre face au Clermont Foot 63 prévue ce samedi à 21 heures, le coach Christophe Galtier s’est présenté en conférence de presse.

En quoi le nouveau système de jeu peut aider lorsque vous vous déplacez chez des équipes ayant tendance à tout fermer derrière ?

Christophe Galtier : « Quand on joue à 3 ou à 5 derrière, on peut avoir le sentiment que c’est un système défensif, je pense que c’est le contraire. Il peut nous permettre d’avoir beaucoup plus de joueurs en possession offensive, avec des pistons très hauts et beaucoup de monde à l’intérieur du jeu et dans la surface adverse. On s’aperçoit au très haut niveau que de plus en plus d’équipes jouent dans ce système-là, car il permet d’attaquer en nombre, et de donner un juste équilibre pour éviter ces fameuses transitions. Quand les équipes jouent contre le PSG, et je suis assez bien placé pour le savoir, elles évoluent dans la transition, et essayent de bloquer les sorties de balle. Je pense que ce système-là, avec différentes animations, peut permettre d’avoir le juste équilibre pour éviter les transitions et faire en sorte de regagner le ballon le plus rapidement possible. »

Vous allez retrouver Kylian Mbappé demain et pouvoir reformer le trio avec Neymar et Messi. L’année dernière, on a vu beaucoup de problèmes d’équilibres avec ce trio. Quelle serait la clé ?

Galtier : « On est tous très contents de récupérer Kylian, je crois qu’il est très heureux de retrouver la compétition. Concernant ce fameux équilibre, c’est d’abord une envie collective et une responsabilité individuelle. Il y a des périodes dans des matchs qui sont très fermés, dans lesquelles l’équipe n’a pas encore pris l’ascendant sur l’adversaire, où l’on doit être très attentifs à ne pas donner de possibilité à l’adversaire de pouvoir nous faire courir longtemps, en long et en large. C’est une priorité sur le collectif et une responsabilité individuelle des uns et des autres. Et quand vous avez un partenaire qui fait un effort, cela est contagieux et donne envie à celui qui est à côté de faire les mêmes efforts. C’est là-dessus qu’on doit être attentifs et rigoureux, tant que le match n’est pas acquis. Il peut aussi y avoir des périodes de jeu où on se retrouve avec des attaquants qui ont du mal à revenir. On doit avoir la volonté de défendre tous ensemble, mais quelques fois, et ça arrivera, ceux qui doivent être sur la première récupération de balle peuvent passer à travers un pressing, et on devra accepter de gagner du temps pour permettre aux joueurs éliminés de se replacer dans le bloc équipe.  »

Qu’est-ce qui vous a le plus satisfait dans cette préparation ?

Galtier : « Le sérieux et l’état d’esprit. Les joueurs ont été très disponibles dans les séances d’entraînement, ils étaient concentrés et ont participé à la préparation des matchs et à ce système que j’ai souhaité mettre en place avec pas mal d’échanges, du travail vidéo, des corrections. Mais ils ont aussi, eux, des idées à faire valoir, et j’ai trouvé cela intéressant. La totalité de l’effectif à fait l’intégralité des séances. »

Vous connaissez bien Renato Sanches, qu’attendez-vous de ce joueur dans cet effectif et comment comptez-vous l’utiliser ?

Galtier : « Renato a des qualités que d’autres joueurs n’ont pas, il est différent de Marco, de Vitinha et de Danilo. Il est explosif, très percutant. Il y avait cette opportunité-là sur le marché, de prendre un joueur qui connait le championnat français, mais aussi le très haut niveau, car c’est un joueur international. On a saisi cette opportunité. Il va devoir s’intégrer parce qu’il arrive tardivement. Il a très peu joué dans les matchs de préparation, ou même pas du tout, parce qu’il était dans l’attente d’un transfert et ne voulait pas prendre de risque. C’est un joueur totalement différent en termes d’explosivité et de capacité à casser les lignes au milieu de terrain, il sait aussi rattraper des coups sur un plan défensif. »

Pouvez-vous nous décrire le fonctionnement de la préparation physique ? Comment allez-vous gérer la question du Mondial qui arrive en plein milieu de la saison ?

Galtier : « Avec mon staff, on vit semaine après semaine, on fait en sorte d’avoir un cycle de travail hebdomadaire avec des charges précises chaque jour tout en incluant énormément de travail tactique et technique. Il faudra aérer tout ça quand il y aura des semaines à trois matchs, et il va y en avoir beaucoup. En plus de cette charge de travail et du nombre de matchs à jouer, il y a l’importance des données que nous allons avoir sur l’état de forme des uns et des autres, et le fait d’avoir un effectif qui puisse rendre toujours le PSG performant, peu importe les joueurs qui sont sur le terrain. C’est dans cette réflexion que nous travaillons avec la direction sportive et notre président pour avoir un effectif, non pas très large, mais avec des joueurs très performants. Que l’on démarre avec Pierre, Paul ou Jacques, il faut qu’on soit très performants. Il faudra aussi manager, et ménager sur un plan physique les organismes. Le terme « rotation » ne me plait pas, il y aura de la concurrence, la performance du joueur sera toujours mis en avant mais on devra aménager des temps de jeu pour que tout le monde soit performant et qu’on perde le moins de joueur possible jusqu’au 13 novembre. Ce qui se passera après la Coupe du Monde, on verra bien, il y aura un mercato d’hiver, et on verra comment les choses évoluent. »

Êtes-vous pressé de commencer cette saison de Ligue 1 ? De nombreux entraîneurs sont très heureux pour vous, est-ce que cela vous met une pression supplémentaire ?

Galtier : « Évidemment, on fait ce métier pour être dans la compétition et vivre des émotions. On veut rentrer dans ce championnat du mieux possible. Il y a un côté excitant, mais surtout une réelle envie de rentrer ans la compétition. Quand le PSG se déplace, les stades sont pleins, l’environnement fait que vous êtes dans l’adversité, mais c’est aussi cela d’être l’entraîneur du PSG et j’ai hâte de découvrir tout ça. Je lis mes confrères, les messages me font plaisir. Je fais en sorte d’être toujours très solidaire avec mes collègues, on fait un métier très difficile. Souvent, quand un de mes collègues, qu’il soit français ou non, se retrouve en difficulté, il reçoit un message de ma part. Mais je ne veux pas être l’ambassadeur de entraîneurs français. Je suis l’entraîneur du PSG, j’ai une mission qu’on m’a donnée, je l’accepte avec grand plaisir, mais jamais je ne me positionnerai comme l’ambassadeur des entraîneurs français. Je reçois avec plaisir les marques de soutien, mais ça s’arrête là. D’autant plus que quand je vais jouer contre eux, ils vont vouloir me battre. »

Considérez-vous Sergio Ramos comme un tôlier de votre vestiaire ?

Galtier : « Ce profil de joueur doit vous amener l’exigence du très haut niveau. On ne peut pas avoir joué des centaines de matchs et avoir gagné X fois la Champions League sans avoir été exemplaire, exigent et très professionnel. Donc automatiquement, Sergio fait partie des cadres du vestiaire. Il m’est arrivé dans différents clubs d’avoir des cadres qui ne jouaient pas, mais je m’appuie toujours sur ce profil de joueurs avec un parcours extraordinaire, leur vécu et ce qu’ils doivent apporter en termes de professionnalisme aux uns et aux autres et ce qu’ils peuvent m’amener à moi aussi à travers des échanges sur leur vécu que je n’ai pas. Ils peuvent m’apporter aussi des réponses à des questions que je peux me poser. Sergio a fait une préparation où il n’a manqué aucune séance d’entraînement, il a fait beaucoup de matchs de préparation, il est bien physiquement, il travaille. Il a eu un choc sur le quadriceps lors du Trophée des Champions et c’est pour cela que je l’ai interrogé deux fois, pour savoir s’il était capable de finir le match et il a tenu à le finir et à montrer qu’il était prêt à être performant et disponible.  »

Renato Sanches arrive cet après-midi, mais dans un monde idéal, combien de recrues attendez-vous encore pour cette saison ?

Galtier : « Trois. Après, il y a la difficulté du mercato. C’est difficile et je sais que le président et Luis Campos travaillent énormément là-dessus. On n’est pas là pour empiler des joueurs, je veux un certain nombre de joueurs dans mon effectif, des joueurs qui soient très proches les uns des autres en termes de niveaux, pour être performants toute la saison et créer une concurrence saine. Est-ce que ces trois joueurs vont arriver ? Je ne sais pas, mais le club met tout en œuvre pour avoir un effectif très compétitif.  »

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