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RasenBallsport Leipzig : La force collective de la jeunesse

Le futur adversaire du Paris Saint-Germain en demi-finale de Ligue des Champions fait presque aussi bien que le club de la capitale dans la compétition. En effet, avec un bilan de 6 victoires, 2 nuls et 1 défaite, ils n’ont seulement qu’une victoire de moins et un nul de plus que Paris. Á la différence près, que Leipzig a imposé son style de jeu à tous ses adversaires.

Phase de poules : Premier dans un groupe équilibré 

Avec 2 victoires contre le Zénith, 1 contre Benfica, et 2 matchs nuls contre Lyon et Benfica, Leipzig a terminé premier de son groupe assez facilement. Ils ont dominé tous leurs adversaires, et même s’ils n’ont pas battu Lyon sur les deux matchs, la défaite à domicile est due à deux erreurs défensives en début de compétition, et sur le match retour, ils étaient déjà qualifiés, ils menaient 2-0 puis ils ont levé le pied et Lyon est allé arracher sa qualification au forceps en revenant à 2-2.

En 8ème de finale contre le Tottenham de Mourinho, les Allemands ont gagné à l’extérieur 1-0 puis 3–0 à domicile. Ensuite en 1/4 de finale face à l’Atlético, une victoire 2-1 en fin de match. Ainsi, le Red Bull Leipzig a connu le succès pour se hisser jusqu’en demi-finale, une première pour un club si jeune (fondé en 2009). Le club allemand est le plus jeune club du final 8 et face au PSG, il s’agira d’une première demi-finale dans cette compétition. De plus, ce sont les deux clubs les plus jeunes qui s’affronteront et il y aura quoi qu’il arrive un finaliste inédit.

Un gardien à l’image de son équipe

Péter Gulácsi est un très bon gardien de Bundesliga mais l’international hongrois commet encore quelques erreurs sur une saison pour être considéré comme un des tous meilleurs. Il est excellent sur sa ligne et à de bons réflexes, dans un grand jour il peut enchaîner les parades exceptionnelles. Malheureusement pour lui et Leipzig, quand son équipe est un peu moins bien, il y a un impact sur lui et il est bien moins décisif qu’à l’accoutumée.

Une défense fébrile

Konaté et Mukiele ont connu des blessures, une longue indisponibilité pour le premier, ce qui a eu pour conséquence de les reléguer au rang de remplaçants. Nagelsmann a dû faire avec et il a constitué sa défense à 3 avec Upamecano qui est le meilleur défenseur de cette équipe. Sa place au centre de cette défense lui permet d’être plus haut et de faire parler sa qualité de relance. En revanche,  il y a des espaces dans son dos qui peuvent rapidement se créer lorsqu’il monte et porte le ballon. Halstenberg et Klostermann sont les deux défenseurs qui l’accompagnent. Petit souci, le premier n’est pas un défenseur central de formation mais un latéral et ça se sent. Il y a beaucoup d’espaces à exploiter entre les défenseurs et soit entre les centraux et latéraux. Les joueurs de Leipzig ne sont pas très grands ce qui n’est pas à leur avantage lors des duels aériens et surtout lors des phases arrêtées. En effet, Leipzig a concédé beaucoup de buts en Bundesliga sur coups de pied arrêtés cette saison.

Le milieu qui caractérise la force collective

C’est une équipe séduisante, offensive, qui n’est pas dans le calcul et qui ne risque pas de jouer contre-nature. Il y a une grosse densité au milieu de terrain, tout passe par du jeu au sol, les joueurs sont constamment en mouvement. La participation des pistons aide à la maîtrise collective de Leipzig. Cette équipe fonctionne aussi à la confiance, il ne faut donc pas la laisser développer son jeu. En revanche, elle peut aussi se retrouver à prendre le bouillon pendant 20 ou 30 minutes à partir du moment où l’adversaire se débarrasse du pressing et arrive à développer son jeu. Maintenant face à une équipe qui propose du jeu et qui est expérimentée, elle sait s’adapter et redescendre son bloc pour plus facilement contenir les assauts adversaires. Quand le RB Leipzig va bien, c’est toute l’équipe qui va bien, qui est juste techniquement mais a contrario dans les temps faibles c’est toute l’équipe qui baisse de régime. On ressort beaucoup moins d’individualités à Leipzig, c’est la force collective qui prime. Sabitzer avec sa qualité technique et le fait qu’il ait très peu de déchet technique en fait un élément clé du milieu. Dans ce club, il n’y a pas de joueurs capables de faire la différence seule et sur plusieurs matchs.

L’attaque à la peine

Depuis la reprise, Leipzig rate énormément d’occasions, ils ont besoin d’un nombre incalculable d’actions pour enfin trouver le chemin des filets. Cette inefficacité offensive est renforcée par le départ de Timo Werner à Chelsea. Le RB Leipzig a au moins pu retrouver Poulsen de retour de blessure et c’est le point de fixation de cette équipe. Les joueurs offensifs frappent rarement de loin, marquent peu sur les phases arrêtées donc forcément ça réduit les possibilités de marquer, et si en plus devant les cages ils vendangent, ça aide encore moins. Si les attaquants sont en confiance à l’image de toute l’équipe, Leipzig peut mettre deux ou trois buts assez rapidement et facilement. En revanche si elle commence à rater des choses et que Paris arrive à faire douter cette équipe, il peut se passer un très long moment avant que les Allemands réussissent à inscrire un but.

Paris devra donc ce méfier de cette belle équipe même si nous le verrons bientôt que le jeu produit par les Allemands à des limites et que les Parisiens risquent d’avoir de belles possibilités.

Yanis Boudjenane pour Paris United

Crédit photo : dierotenbullen.com

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