Photo : Conférence de presse de Mauricio Pochettino avant Real Madrid - PSG.
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Mauricio Pochettino : « La déception est très grande, nous avons pris un coup important ».

Après le fiasco de Madrid et à la veille de la réception des Girondins de Bordeaux, Mauricio Pochettino donne sa traditionnelle conférence de presse d’avant-match.

Dans quel état d’esprit sont les joueurs ? La fin de saison sera longue ? Redoutez-vous l’accueil des supporters pour la réception de Bordeaux ?

Nous sommes déçus, les joueurs aussi. La déception est très grande, nous avons pris un coup important. Ces derniers jours ont été très difficiles. Dans ce type de situation, il n’y a pas beaucoup de repos. Il n’y a pas beaucoup d’énergie non plus. En même temps, nous avons la responsabilité de gagner le championnat, de gagner le match de demain qui est présente. Par rapport à l’accueille que l’on pourrait avoir de la part des supporters, il sera de la nature de la volonté des supporters. Nous comprenons la déception qu’il y a de leur côté.

Comment comptez-vous entretenir la motivation dans le groupe jusqu’à la fin de la saison ? Et en particulier auprès de vos trois attaquants Messi, Mbappé et Neymar ?

Je pense qu’il ne faut pas séparer, c’est l’ensemble de l’équipe qui est affectée et touchée par cette situation. Maintenant, il faut retrouver cette motivation pour gagner le championnat. Gagner ce titre devrait être une motivation en soit pour pouvoir aller de l’avant. Il faut aussi avoir cette responsabilité pour les jours et matchs à venir.

Comment vous sentez-vous ? Comment vous remettez-vous de cet échec ? Est-ce votre plus grosse défaite dans votre carrière d’entraîneur ? Avez-vous déjà surmonté tout ça ?

Je ne me sens pas bien. J’éprouve un certain mal-être. Quand on analyse le match aller à domicile, nous avions très bien joué. Lors des soixante-dix premières minutes au Bernabeu, nous étions l’équipe supérieure et on aurait pu creuser l’écart. Mais par la suite le match nous échappe. Je le vis mal. J’ai de la rage, je dors mal. Mais je sais qu’il y a maintenant la responsabilité de penser au championnat afin de pouvoir gagner ce titre. Mais ça ne veut pas dire que je ne suis pas fort. Je me sens fort pour pouvoir me battre lors des prochaines échéances et pour tout ce qu’il y aura à l’avenir.

Sur quel ressort pouvez-vous vous appuyer afin de garder un groupe concerné et surtout motivé ? Par leur distance avec cet événement, et par leur insouciance, pensez-vous que les jeunes peuvent être un ressort pour aller de l’avant ?


Comme je l’ai dit avant, c’est une question de collectif. De retrouver cette motivation de porter le maillot, qui est une responsabilité. Pour demain, il sera important d’aller chercher cette motivation, cette envie, cette force pour gagner. Mais cette hypothétique victoire ne sera pas une consolation par rapport à ce qu’il s’est passé à Madrid. Après, par rapport aux jeunes, il y en aura dans l’effectif demain. Mais il faut aussi que les joueurs importants soient sur le terrain pour pouvoir éliminer cette frustration.

Y a-t-il eu une faillite mentale mercredi soir ? (À propos du deuxième but encaissé seulement 10,5 secondes après le premier à Madrid).

Si on analyse le match jusqu’à la soixante-dixième minute, nous étions supérieurs. Personne ne pouvait prévoir ce qu’il allait se passer après. Nous avons visionné le match plusieurs fois et c’est vrai qu’à la soixantième il y a la faute de Carvajal sur Mbappé qui prendra jaune. Il y a Militao qui demande à se faire soigner avec l’intervention des médecins. À ce moment-là, nous avons le ballon et il se passe tout ça après. Objectivement, en revoyant les images, je ne comprends pas qu’il n’y ait pas eu de faute sifflée pour Donnarumma. Par la suite, tout s’est enchaîné. C’est sûr qu’il y a eu un impact psychologique et émotionnel important. Ce sont des choses difficiles à expliquer. Là où nous faisons notre mea-culpa est que nous n’avons pas su gérer ces moments de difficultés qu’il y a eu dans le match. Qui ont permis à l’adversaire d’être meilleure que nous dans ces moments de match. Le mal-être que nous pouvons exprimer est là, de ne pas avoir su gérer ces moments pour pouvoir gagner la rencontre.

Avez-vous discuté avec vos gardiens ? Donnarumma par rapport à son erreur contre Madrid et Navas puisqu’il n’a pas joué ce match ?

Oui, les deux partagent le même sentiment de déception. Ce sont deux très grands gardiens déçus par ce qu’il s’est passé. Keylor a montré son soutien à Donnarumma et à l’ensemble de l’équipe. Les joueurs qui ne jouent pas participent à la compétition même s’ils ne sont pas sur le terrain.

N’avez-vous pas de regret quant à cette gestion des gardiens ? Vous êtes sensible aux énergies et aux ondes qui se dégagent de l’énergie et du groupe. N’avez-vous pas l’impression d’avoir brisé quelque chose qui fonctionnait bien ? Cette alternance qui n’était pas facile à mettre en place et que vous aviez choisi ? Ne pas avoir fait confiance à Keylor pour Madrid est-il un regret pour vous ?

Ce n’était pas une question de confiance. C’était un choix. Je ne pense que quelque chose ait été brisé. Quand on prend des décisions, elles sont prises par le prisme de critères, d’informations. Nous pouvons comprendre que quand nous perdons, nous pouvons toujours penser que les choses auraient pu être différentes, que les décisions auraient pu être meilleures. Prendre ce genre de décision, c’est prendre le risque ce genre de scénario arrive.

 

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