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Lofteurs, ce que dit la loi

En mettant en place un loft, le PSG a donc pris le parti d’écarter les indésirables. Mais si ces derniers ne trouvent pas de porte de sortie, ils devront réintégrer le groupe.

Contrairement aux années précédentes, les dirigeants parisiens ont décidé de mettre en place un groupe de travail avec les joueurs indésirables. Pour l’instant, ils sont six (Kurzawa, Draxler, Herrera, Wijnaldum, Rafinha et Kehrer) et s’entraînent donc à des horaires différents.

Dans les règles, et jusqu’au 31 août, date de fin du mercato estival, il n’y a pas de réelles obligations, si ce n’est permettre aux joueurs d’avoir accès aux installations et de leur offrir un staff pour travailler. Mais après cette date, ça pourrait se corser.

En effet, l’article 507 de la charte de la LFP prévoit que chaque club peut gérer son groupe de la façon qu’il souhaite jusqu’au 31 août. Ensuite, ces joueurs, s’ils sont toujours sous contrat avec le club de la capitale, devront réintégrer l’effectif.

Un rappel à la loi au moment de la mise à l’écart de Rabiot

Dans ce même article, il est écrit que « cette mise à l’écart doit s’effectuer de manière temporaire pour des motifs exclusivement sportifs liés à la gestion de l’effectif ». En revanche, il est ajouté que « celle-ci ne doit en aucun cas se prolonger de manière régulière, permanente et définitive s’apparentant à une mise à l’écart du joueur contraire à l’esprit du texte et du contrat de travail du footballeur professionnel ». En résumé, de façon ponctuelle, Chritophe Galtier pourrait écarter des joueurs quelques jours avant un match important, mais pas plusieurs semaines consécutives.

Il faut se souvenir que lorsque Rabiot avait été mis à l’écart alors qu’il ne souhaitait pas prolonger son contrat, le club parisien avait reçu un rappel à la loi avec demande de réintégration du joueur. À Reims, un joueur (Anatole Ngamukol) avait été mis à l’écart du groupe. Il avait porté plainte pour harcèlement moral. Après de longs débats, le harcèlement n’avait pas été retenu par le tribunal mais ce dernier avait reconnu la faute du club de ne pas permettre au joueur de pouvoir exercer son métier. Reims avait été condamné à lui verser des indemnités.

Dans sa volonté de travailler avec un groupe restreint pour des raisons de qualité mais aussi pour pouvoir y intégrer quelques jeunes, les dirigeants parisiens vont donc devoir s’activer pour se séparer des lofteurs au risque de se retrouver dans une situation compliquée début septembre.

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