Conférence de presse de Mauricio Pochettino
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Changement de méthode

Les informations qui sortent sur les séances d’entraînement depuis l’arrivée de Mauricio Pochettino font toutes état d’un travail beaucoup plus intense. Mais le plus compliqué, c’est de gérer cela sur la longueur.

Comme d’habitude lors d’un changement d’entraîneur, tout à l’air beau. Depuis qu’il a signé au PSG, on nous explique que les séances sont plus dures, plus complètes, plus poussées et plus exigeantes. C’est normal, quand il y a un nouveau coach, tout le monde sort de la routine et se remet au travail.

L’idée n’est pas de comparer avec Thomas Tuchel parce que ce serait injuste. Quand l’allemand est arrivé, on nous a aussi expliqué que les séances étaient meilleures qu’avec son prédécesseur, qu’il y avait de la variété, de l’intensité. Le problème, c’est qu’avec le temps, le nouvel entraîneur de Chelsea avait lâché du lest, que les joueurs, installés dans un confort et une routine en faisaient de moins en moins. Si on se souvient bien, ce fut aussi le cas avec Emery au début. Puis, au fur et à mesure, un Thiago Silva, par exemple, refusait de faire certains exercices.

Oui, les joueurs sont des êtres humains comme les autres. Quand on les laisse dans le confort, ils en profitent. Oui, encore plus aujourd’hui qu’il y a 20 ans, les joueurs ont besoin de nouveautés, de variétés. On peut se dire que ce n’est pas normal, que ce n’est pas professionnel, mais c’est une réalité qu’il faut accepter.

L’entraîneur n’est pas seul responsable du manque d’implication

Aujourd’hui, on apprend même que l’échauffement est plus intense qu’une séance complète sous Tuchel. Il y a sûrement une part de vérité, mais c’est surtout les joueurs qui s’impliquent plus et l’entraîneur qui arrive a besoin d’asseoir son autorité.

Sous la direction de l’ancien coach de Dortmund, les derniers mois, on a eu un Mbappé qui passait plus de temps en soins que sur le terrain, mais aussi un Neymar qui était le joker lors des jeux avec ballon. Joker, ça veut dire que le brésilien était le joueur libre, celui qui ne joue qu’avec l’équipe en possession du ballon, et donc, qui ne défend jamais. Avec Pochettino, pour l’instant, les séances possèdent une grosse partie de travail athlétique sous forme d’ateliers et tout le monde y participe à fond.

Ce qui est sûr, c’est que les effets se voient sur le terrain. Alors que la moyenne de kilomètres parcourus sous Tuchel, les derniers mois, se situaient autour de 105km par match, elle est montée autour de 120 avec l’entraîneur argentin. Encore une fois, l’entraîneur ne peut pas être le seul responsable de cette évolution, les joueurs le sont également. Ce qui est sûr, c’est que plus vous êtes performants à l’entraînement, plus vous êtes performants en match.

L’objectif est désormais que cela dure. Pour cela, il faut que l’entraîneur ne baisse jamais son niveau d’exigence, que les joueurs deviennent de vrais professionnels, mais aussi que les résultats suivent. En gagnant les matchs, surtout les matchs importants, Pochettino verra sa méthode validée par les joueurs eux-mêmes. Mais il ne faut pas oublier la direction. Soutenir le coach quand il aura des choix forts à faire, c’est ce qui permettra à l’ensemble du groupe d’être plus performant. Et on ne demande que ça.

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